Le Courant patriotique libre n'acceptera pas le ministère des Affaires sociales si le prochain gouvernement n'adopte pas une politique "claire" sur les réfugiés syriens, selon une source de la présidence du CPL citée mardi par la chaîne locale LBCI.
Le chef de l’État, Michel Aoun, et le leader du CPL et ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, ont exprimé à plusieurs reprises leur opposition à la politique de la communauté internationale conditionnant le retour des réfugiés syriens dans leur pays à un règlement du conflit dans leur pays.
M. Aoun avait rejeté les décisions de la conférence internationale d'aide aux réfugiés syriens, dont près d'un million sont enregistrés au Liban auprès de l'ONU, tenue à Bruxelles les 24 et 25 avril, et qui estimait qu'une solution politique en Syrie devait précéder leur retour dans leur pays. Le président et le ministre des Affaires étrangères réclament un retour des réfugiés dans les zones pacifiées tenues par le régime syrien, alors que la communauté internationale estime un tel retour prématuré.
Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, devrait être à nouveau désigné pour former le prochain gouvernement qui devra rédiger une déclaration ministérielle sur laquelle le Parlement devra se prononcer.


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