"La frappe a été effectuée en réponse aux actions violentes du Hamas ces dernières heures", affirme l'armée israélienne dans un communiqué, disant avoir visé dans le nord de l'enclave "un camp d'entraînement militaire" du mouvement palestinien qui gouverne la bande de Gaza.
Ce raid survient alors que plus de 40 manifestants palestiniens ont été tués dans la journée par les forces israéliennes le long de la barrière frontalière. Ils protestaient contre l'inauguration à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël.
L'armée israélienne indique avoir visé plus tôt dans la journée "deux autres positions militaires" du Hamas, affirmant qu'il s'agissait d'une riposte à des tirs d'activistes de la formation islamiste palestinienne.
L'enclave palestinienne est le théâtre de heurts depuis la fin de la matinée, les Palestiniens manifestant contre le transfert de Tel-Aviv à Jérusalem de l'ambassade américaine en Israël. L'inauguration de la mission diplomatique s'est déroulée lundi après-midi dans la Ville sainte.
La cérémonie de transfert de l'ambassade américaine, liée à la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël, révulse les Palestiniens, qui voient dans la décision américaine la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est dont ils veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
Depuis le 30 mars, les Palestiniens de Gaza manifestent également contre le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël à l'enclave, surpeuplée et dirigée par le Hamas auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.
Le ministère local de la Santé à Gaza a fait état de 41 manifestants tués lundi par les tirs des soldats israéliens. Ce bilan porte à 95 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le 30 mars.
Ce bilan fait aussi de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l'enclave palestinienne.


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