Les tirs de l'armée israélienne ont fait 28 blessés lundi parmi les Palestiniens qui affluent en bordure de bande de Gaza pour l'avant-dernier jour des rassemblements en faveur du droit au retour des réfugiés, rapportent les services de secours.
De nombreux manifestants y sont attendus dans la journée à l'occasion du 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël et de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem.
La "Grande Marche du retour" entamée fin mars doit culminer mardi, pour l'anniversaire de la "Nakba", la "Catastrophe", qui désigne l'exode palestinien à la création de l'Etat d'Israël, en 1948. Ismaël Haniyeh, chef de file du Hamas dans la bande de Gaza, a promis une "marée humaine".
Quarante-cinq Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le début des manifestations, le 30 mars, selon les services de santé de la bande de Gaza. Aucune victime n'a été signalée côté israélien.
L'armée israélienne a largué des tracts lundi dans l'enclave pour sommer ses habitants de rester à distance de la clôture frontalière et de ne pas "tenter de la saboter". L'armée israélienne "continuera à agir contre ceux qui cherchent à porter atteinte à la sécurité d'Israël", peut-on y lire. Les manifestants, qualifiés d'"émeutiers", y sont en outre invités à "ne pas se laisser manipuler par le Hamas".
L'avertissement n'a pas empêché plusieurs milliers de personnes de se rassembler sur les cinq principaux sites de la marche. Parmi les 28 blessés, figurent deux journalistes locaux, selon le Croissant-Rouge palestinien.
Les forces israéliennes ont par ailleurs tiré des grenades lacrymogènes dans des camps de tentes dressés par les manifestants le long de la frontière, rapportent des témoins.
Naftali Bennett, ministre israélien de l'Education, a averti tous ceux qui seraient tentés de s'en approcher qu'ils seraient traités comme des "terroristes".
De nombreux manifestants y sont attendus dans la journée à l'occasion du 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël et de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem.
La "Grande Marche du retour" entamée fin mars doit culminer mardi, pour l'anniversaire de la "Nakba", la "Catastrophe", qui désigne l'exode palestinien à la création de l'Etat d'Israël, en 1948. Ismaël Haniyeh, chef de file du Hamas dans la bande de Gaza, a promis une "marée humaine".
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