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Cannes: le cinéaste Jafar Panahi espère montrer son film en Iran

Le réalisateur iranien Jafar Panahi, qui n'a en principe pas le droit de faire des films, a le "grand espoir" de pouvoir montrer en Iran "Trois visages", son nouveau long métrage projeté samedi en compétition pour la Palme d'or au Festival de Cannes, a indiqué dimanche son équipe.

"Son grand espoir est de pouvoir montrer ses films, et particulièrement ce film, en Iran", a indiqué sa monteuse Mastaneh Mohajer, lors d'une conférence de presse. "Je pourrais même vous avouer qu'il a plusieurs fois dit qu'il était prêt à ne pas présenter son film au Festival. Mais pouvoir le projeter en Iran, c'est son grand espoir. C'est vraiment ce qu'il voit dans le futur, ce sur quoi il se concentre", a-t-elle ajouté.

Deuxième film iranien présenté cette année en compétition, après "Everybody Knows" d'Asghar Farhadi, "Trois visages" dresse le portrait de trois femmes iraniennes.

Jouant de l'ambiguité entre réalité et fiction - comme dans son dernier film "Taxi Téhéran", Ours d'or à Berlin en 2015 -, Jafar Panahi y raconte l'histoire d'une célèbre actrice iranienne (Behnaz Jafari, dans son propre rôle), qui reçoit la vidéo d'une jeune fille (Marziyeh Rezaei) implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice, et pouvoir devenir comédienne.

Elle part alors avec son ami, le réalisateur Jafar Panahi (joué par Jafar Panahi lui-même), dans le village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du nord-ouest de l'Iran, pour comprendre s'il s'agit ou non d'une manipulation.

L'équipe du film a été très applaudie samedi soir lors de la projection officielle à Cannes. Le réalisateur, interdit de voyager à l'étranger, a été ovationné dans la salle, où un siège portant son nom est resté vide. Les enfants du réalisateur et les actrices de son film ont été accueillis par la ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, en haut des marches.

Cinéaste dissident, Jafar Panahi, 57 ans, est pour la première fois en lice pour la Palme d'or à Cannes, un festival qui l'a déjà accueilli plusieurs fois dans d'autres sections.

Il a été condamné en 2011 à six ans de prison et 20 ans d'interdiction de réaliser ou d'écrire des films, voyager ou s'exprimer dans les médias, pour "propagande contre le régime" après avoir soutenu le mouvement de protestation de 2009 contre la réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique. 

Le réalisateur iranien Jafar Panahi, qui n'a en principe pas le droit de faire des films, a le "grand espoir" de pouvoir montrer en Iran "Trois visages", son nouveau long métrage projeté samedi en compétition pour la Palme d'or au Festival de Cannes, a indiqué dimanche son équipe."Son grand espoir est de pouvoir montrer ses films, et particulièrement ce film, en Iran", a indiqué sa monteuse Mastaneh Mohajer, lors d'une conférence de presse. "Je pourrais même vous avouer qu'il a plusieurs fois dit qu'il était prêt à ne pas présenter son film au Festival. Mais pouvoir le projeter en Iran, c'est son grand espoir. C'est vraiment ce qu'il voit dans le futur, ce sur quoi il se concentre", a-t-elle ajouté.Deuxième film iranien présenté cette année en compétition, après "Everybody Knows" d'Asghar Farhadi, "Trois visages"...