Entretien au palais de Baabda entre le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun (g), et le Premier ministre, Saad Hariri, le 11 mai 2018. Photo fournie par notre correspondante Hoda Chedid
Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé vendredi que les conditions préalables à la formation du prochain gouvernement après les élections législatives étaient "sans valeur", dans une critique implicite au président du Parlement, Nabih Berry.
"Les conditions préalables concernant (la formation du nouveau) gouvernement sont sans valeur. La seule coutume que je reconnais est celle relative à la présidence de la République, du gouvernement et du Parlement", a souligné M. Hariri, lors d'un point de presse à l'issue d'un entretien au palais de Baabda avec le chef de l'Etat, Michel Aoun.
En vertu du Pacte national de 1943, le président de la République doit être maronite, le Premier ministre sunnite, et le président du Parlement chiite. Dernièrement, le chef du Législatif, Nabih Berry, avait affirmé que le ministère des Finances devait revenir à la communauté chiite, le poste étant occupé depuis plusieurs années par un ministre issu de cette communauté. Les propos de M. Berry ont été critiqué par plusieurs responsables libanais.
Toutefois, M. Hariri a affirmé vendredi que "si le président Berry se porte candidat à la présidence du Parlement, nous serons à ses côtés". Nabih Berry occupe ce poste depuis 1992.
"Nous allons vers une meilleure situation et un Parlement plus dynamique", a assuré M. Hariri. Il a en outre fait savoir que le gouvernement se réunira mercredi prochain, et pourrait se réunir encore une fois, en cas de besoin, avant la fin du mandat du Parlement actuel, le 20 mai.
La nouvelle Chambre des députés issue des dernières élections législatives devrait se réunir le mardi 22 mai et très probablement reconduire M. Berry à son poste, selon le quotidien local al-Joumhouria dans son édition de vendredi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine