Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a appelé jeudi l'Iran et Israël à "éviter toute escalade" des violences après des frappes iraniennes contres des forces israéliennes, qui ont été suivies de ripostes par les Israéliens.
"Il est crucial d'éviter toute escalade, qui ne serait dans l'intérêt de personne", a prévenu le ministre dans un communiqué. "Le Royaume-Uni condamne avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes contre les forces israéliennes. Nous soutenons vigoureusement le droit d'Israël à se défendre".
Il appelle la Russie à "user de son influence" sur les combattants présents en Syrie, d'où ont été tirés les missiles iraniens, pour faire cesser ces actions "déstabilisatrices" et pour "travailler à un règlement politique" de la situation.
Les tensions entre Israël et l'Iran autour du théâtre syrien ont connu un brusque regain jeudi matin avec, pour la première fois, des tirs de roquettes directement attribués à l'Iran vers des positions israéliennes, provoquant une vigoureuse riposte de l'État hébreu en Syrie.
Les premières lignes israéliennes sur le Golan ont essuyé un tir de barrage d'une vingtaine de projectiles et roquettes déclenché selon l'armée israélienne par les forces iraniennes, de l'autre côté de la ligne de démarcation en Syrie. L'armée israélienne a frappé en représailles dans la nuit de mercredi à jeudi des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie.
Selon le ministre russe de la Défense, l'armée israélienne a utilisé 28 avions (des F-15 et des F-16) et tiré 70 missiles, dont la moitié a été détruit par le système de défense antiaérien syrien.
Ces frappes nocturnes par l'armée israélienne ont tué au moins 23 combattants, dont cinq soldats syriens et 18 membres de forces alliées du régime, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ces incidents surviennent après des semaines d'escalade des tensions, et suivent la décision prise mardi par le président américain Donald Trump de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien, et de rétablir les sanctions économique contre Téhéran, un geste salué par le gouvernement israélien.


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