Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Allemagne: à peine nommé, l'ambassadeur américain déjà critiqué

Le nouvel ambassadeur américain en Allemagne envoyé par Donald Trump, Richard Grenell, a pris ses fonctions mardi au terme de quinze mois de blocage et doit déjà essuyer des critiques dans son pays d'accueil.

M. Grenell, 51 ans, un proche du président américain, prend ses fonctions quelques heures avant l'annonce par M. Trump d'une possible sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et alors que les désaccords transatlantiques se multiplient.

Homosexuel, partisan du mariage gay, ce chrétien se décrit sur Twitter comme un "disciple imparfait du Christ".
Ancien porte-parole de la mission américaine à l'ONU sous l'administration Bush, Richard Grenell a travaillé avec John Bolton, un "faucon" nommé récemment conseiller à la sécurité nationale de M. Trump. 

Longtemps freinée par le Sénat américain, sa nomination est intervenue fin avril, la veille de la visite de Mme Merkel à Washington. L'opposition démocrate lui reprochait notamment des tweets sexistes.

Dans l'intervalle Richard Grenell a émis des critiques à l'égard du gouvernement allemand. Il a notamment estimé que Berlin "aurait dû" se joindre aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à la France lors des frappes contre Damas en avril, après l'emploi supposé d'armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad. Une critique jugée mardi "incompréhensible" par le député social-démocrate Nils Schmid, arguant de missions militaires ailleurs dans le monde de son pays, en Afghanistan ou au Mali.  

Le parti écologistes s'interroge aussi sur le choix du nouvel ambassadeur. M. Grenell "ne s'est pas distingué pour son empathie envers nos intérêts" en Allemagne, a indiqué un de ses députés, Omid Nouripour, cité par l'agence de presse allemande DPA.

De manière générale, l'inquiétude grandit en Allemagne face à la multiplication des points de friction avec Washington.
La "nouvelle administration américaine (...) ne nous considère plus comme faisant partie d'une communauté mondiale", s'est inquiété dimanche le chef de l'Etat allemand Frank-Walter Steinmeier, qui a reçu mardi après-midi les lettres de créance de M. Grenell lors de la cérémonie d'accréditation au château de Bellevue, à Berlin. 

Diplômé de Harvard en administration publique, ce consultant en communication a travaillé dans l'équipe de campagne du conservateur Mitt Romney à l'approche de la présidentielle de 2012, puis a affiché très tôt son soutien à Donald Trump. Il intervient régulièrement sur Fox News, chaîne préférée de Donald Trump. "Nous avons des problèmes difficiles à surmonter (avec l'Allemagne) mais nous sommes sur la même ligne" sur des valeurs comme la liberté ou les droits de l'homme, y a-t-il souligné.

Le nouvel ambassadeur américain en Allemagne envoyé par Donald Trump, Richard Grenell, a pris ses fonctions mardi au terme de quinze mois de blocage et doit déjà essuyer des critiques dans son pays d'accueil.
M. Grenell, 51 ans, un proche du président américain, prend ses fonctions quelques heures avant l'annonce par M. Trump d'une possible sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et alors que les désaccords transatlantiques se multiplient.
Homosexuel, partisan du mariage gay, ce chrétien se décrit sur Twitter comme un "disciple imparfait du Christ".
Ancien porte-parole de la mission américaine à l'ONU sous l'administration Bush, Richard Grenell a travaillé avec John Bolton, un "faucon" nommé récemment conseiller à la sécurité nationale de M. Trump. Longtemps freinée par le Sénat américain,...