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France : le Premier ministre reçoit les cheminots, sans intention de toucher à sa réforme

Le Premier ministre français Edouard Philippe rencontrait lundi les syndicats de cheminots pour la première fois depuis le début du conflit ferroviaire, une main "tendue mais ferme" selon le gouvernement qui entend discuter de la dette, sans toucher à la réforme.

Le Premier ministre recevait une à une à partir de 06H00 GMT les fédérations de cheminots, accompagnées de leurs responsables confédéraux. Dans l'après-midi, le patronat du rail, la direction de la SNCF, des associations d'usagers et des représentants des régions doivent être reçus tour à tour par Édouard Philippe et Élisabeth Borne, la ministre des Transports.

Dans le même temps, la huitième séquence de grève à la SNCF débute lundi à 18H00 GMT jusqu'à jeudi matin.

Les cheminots protestent depuis un mois contre une réforme du rail qu'ils jugent inutile et stigmatisante. Mais le gouvernement insiste sur le caractère "indispensable" de la réforme, adoptée mi-avril en première lecture à l'Assemblée nationale.

"Nous ne reviendrons pas sur l'ouverture à la concurrence, nous ne reviendrons pas sur la réorganisation de l'entreprise et sur la fin du recrutement au statut" spécial des cheminots, répète à l'envi Édouard Philippe.

Ces trois sujets ne sont "pas négociables" car "c'est ce qui fera le succès du service public ferroviaire demain", a insisté dimanche sur BFM-TV le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. "S'il veut sortir du conflit", leur a répondu Laurent Brun, numéro un de la CGT Cheminots dimanche soir, "il faudra que le gouvernement bouge sur sa réforme". "Les grévistes iront au bout", a-t-il prévenu.

Si Laurent Berger, numéro un de la CFDT, voit dans le rendez-vous de lundi "un acte d'ouverture", il réclame, dans un entretien aux Echos, "des engagements clairs" sur la reprise de la dette, la politique d'investissement de l'Etat et "la garantie" d'une "convention collective de haut niveau".

Les syndicats ont d'ores et déjà promis une "journée sans cheminot" le 14 mai en cas "d'échec" des discussions.
Le conflit à Air France est également regardé de près par le gouvernement.

La compagnie, dont le PDG a démissionné vendredi, est confrontée lundi à sa quatorzième journée de grève pour les salaires depuis février, avant une quinzième mardi.

Si le trafic s'améliore avec près de 85% des vols maintenus lundi, en raison d'une mobilisation déclinante chez les pilotes, l'avenir reste incertain.

Le Premier ministre français Edouard Philippe rencontrait lundi les syndicats de cheminots pour la première fois depuis le début du conflit ferroviaire, une main "tendue mais ferme" selon le gouvernement qui entend discuter de la dette, sans toucher à la réforme.Le Premier ministre recevait une à une à partir de 06H00 GMT les fédérations de cheminots, accompagnées de leurs responsables confédéraux. Dans l'après-midi, le patronat du rail, la direction de la SNCF, des associations d'usagers et des représentants des régions doivent être reçus tour à tour par Édouard Philippe et Élisabeth Borne, la ministre des Transports.Dans le même temps, la huitième séquence de grève à la SNCF débute lundi à 18H00 GMT jusqu'à jeudi matin.Les cheminots protestent depuis un mois contre une réforme du rail qu'ils jugent inutile...