Six personnes ont été arrêtées mardi à Téhéran dans une manifestation non autorisée d'ouvriers et d'enseignants à l'occasion du 1er Mai, selon l'agence iranienne Ilna, proche des milieux syndicaux.
Selon l'agence, "un grand nombre d'ouvriers" et d'enseignants se sont rassemblés mardi dans le centre de Téhéran pour protester contre l'interdiction qui leur avait été faite de célébrer par un rassemblement la fête internationale du Travail et faire valoir leurs revendications au gouvernement. Ilna cite une source des forces de l'ordre affirmant que seuls ont été arrêtés "ceux qui voulaient troubler le rassemblement". L'agence cite également un responsable syndical assurant que les ouvriers ne sont pas "des opposants" mais qu'ils veulent "une vie digne avec un emploi sûr et le bien-être minimum".
L'Iran a été touché autour du Nouvel An par une vague de manifestations violentes contre la dégradation des conditions de vies de nombreuses couches modestes de la population. Au moins 25 personnes ont été tuées lors de ces protestations survenues dans plusieurs dizaines de villes.
Depuis lors, certaines agences comme Ilna et des informations circulant sur les réseaux sociaux font régulièrement état d'un mécontentement ouvrier s'exprimant, en dehors de Téhéran, lors de manifestations dénonçant notamment de mauvaises conditions de travail. La révolution iranienne qui a fait tomber le chah Mohammad Reza Pahlavi en 1979 avait consacré l'union des forces islamistes, nationalistes et de gauche.
L'avènement de la République islamique a vu la victoire des premières aux dépens des deux autres, et l'opposition marxiste a été combattue comme une ennemie de la révolution. Associé au socialisme, le 1er Mai n'est pas férié en Iran.


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