policier birman devenu un témoin essentiel dans le procès des deux reporters de Reuters emprisonnés en Birmanie a été condamné à un an de prison pour avoir donné des informations aux journalistes, a-t-on appris lundi.
Moe Yan Naing "a été condamné pour avoir donné sans autorisation des informations concernant les forces de police", aux journalistes qu'il avait rencontrés avant leur arrestation, a expliqué à l'AFP le colonel Myo Thu Soe. "Il a enfreint les règles de la police", a-t-il ajouté.
Tu Tu, sa femme a confirmé en larmes que son mari avait "été emmené à la prison d'Insein dimanche soir". Moins de 24 heures après le témoignage de son mari, elle avait été expulsée avec ses enfants de leur logement de fonction dans la capitale Naypyidaw, mais la police a nié tout lien entre les deux événements, affirmant que c'était une "coïncidence".
Moe Yan Naing, qui était au départ un témoin à charge, avait surpris le 20 avril en expliquant à l'audience le piège que la police avait tendu aux reporters. Les avocats de la défense avait tout de suite salué son courage et les risques qu'il prenait à témoigner ainsi.
En dépit des pressions internationales et de ce témoignage expliquant le piège tendu aux journalistes, la justice birmane maintient jusqu'ici ses poursuites contre les journalistes.
Les deux reporters de Reuters enquêtaient sur un massacre de civils rohingyas dans le village de Inn Dinn dans l'ouest de la Birmanie.
L'armée et les milices bouddhistes sont accusés d'épuration ethnique des Rohingyas dans l'ouest de la Birmanie par les Nations unies, ce qui a poussé à l'exil au Bangladesh plus de 700.000 membres de cette minorité.
Quelques jours après l'arrestation des journalistes, l'armée a reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs rohingyas le 2 septembre 2017.
Depuis, sept militaires ont été condamnés à dix ans de prison pour ce massacre.
Les Rohingyas sont la cible d'un mouvement nationaliste bouddhiste fort en Birmanie, qui voit en eux une menace sur la prédominance bouddhiste du pays. Le gouvernement civil de la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi semble être prisonnier de cette haine anti-rohingya, largement instrumentalisée par l'armée pendant ses décennies de junte.
"Il a enfreint les règles de la police", a-t-il ajouté. Tu Tu, sa femme a confirmé en larmes que son mari avait "été emmené à la prison d'Insein dimanche soir". Moins de 24 heures après le témoignage de son mari, elle avait été expulsée avec ses enfants de leur logement de fonction dans la capitale Naypyidaw, mais la police a nié tout lien entre les...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine