Donald Trump se rendra à Londres lors de sa visite au Royaume-Uni en juillet, malgré les menaces de manifestations, a affirmé vendredi l'ambassadeur américain dans la capitale britannique, Woody Johnson, assurant que le président américain avait "le cuir épais".
"La plupart des hommes politiques ne s'engagent pas comme il le fait, c'est pourquoi il est très critiqué", a déclaré le diplomate sur la radio LBC. "Mais je crois qu'au bout du compte, les gens commencent à réaliser qu'il va dans la bonne direction".
"Il a le cuir épais (...) il viendra définitivement à Londres", a assuré M. Johnson.
Annoncée jeudi par le gouvernement britannique, la visite de M. Trump, prévue le vendredi 13 juillet, a sonné le rappel des troupes des opposants au président américain, dont les positions, notamment sur l'immigration, ont suscité des torrents d'indignation au Royaume-Uni.
"Faisons de la visite de Donald Trump une grande kermesse contre la haine", a déclaré un éditorialiste du quotidien The Guardian, Owen Jones, co-auteur d'une page Facebook appelant à manifester le 13 juillet contre le président américain et qui réunissait vendredi matin quelque 36.000 promesses de participation.
Une source gouvernementale a précisé jeudi que le milliardaire américain effectuerait une visite de travail, et pas d'Etat, cette dernière impliquant de nombreux honneurs, dont celui d'être reçu par la reine Elizabeth II au palais de Buckingham.
Selon le quotidien The Daily Telegraph, M. Trump pourrait néanmoins voir la souveraine, tandis que la rencontre avec la Première ministre Theresa May aurait lieu dans la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, Checkers, pour échapper aux manifestations.
Theresa May avait invité en janvier 2017 le président américain à faire une visite d'Etat au Royaume-Uni, s'attirant de nombreuses critiques. Cette invitation reste toutefois toujours d'actualité, selon la source gouvernementale.
La relation "spéciale" entre Washington et Londres a été ternie à plusieurs reprises depuis la prise de fonctions de Donald Trump, le dernier accroc en date remontant à novembre, lorsqu'il avait retweeté des vidéos anti-musulmans mises en ligne par la vice-présidente du groupe d'extrême-droite Britain First.


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