Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil (Amal), a déclaré mardi que le nouveau gouvernement issu des élections législatives du 6 mai devra proposer un plan de lutte contre la corruption, l'un des problèmes endémiques du Liban depuis plusieurs années.
"Nous voulons arriver à un stade où l'Etat n'ait pas à cacher à ses citoyens les vérités économiques du pays", a déclaré M. Khalil lors d'une conférence consacrée au budget pour les citoyens 2018 organisée par l'institut Basseil Fleihan, jugeant que "la situation économique est plus dangereuse que la situation sécuritaire".
"Le Liban ne peut plus supporter de politiques ayant conduit le pays à malheureusement occuper les dernières places des classements sur la corruption", a-t-il regretté. Dans son dernier rapport, l'ONG Transparency International a classé le Liban au 143e rang sur 180 pays, selon l'indice de perception de la corruption. "Il reviendra au nouveau gouvernement de proposer un nouveau plan de lutte contre la corruption et nous sommes appelés à renforcer la confiance des citoyens en leur Etat", a déclaré le ministre des Finances.
"Il est faux de dire que toutes les administrations au Liban sont corrompues", a-t-il cependant estimé, appelant au renforcement des prérogatives des agences de surveillance des administrations.


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