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Un Palestinien de 12 ans amputé après avoir été blessé par des tirs israéliens

AFP
23/04/2018

Un Palestinien de 12 ans dont l'image a été abondamment partagée sur les réseaux sociaux a été amputé d'une jambe après avoir été blessé par des tirs israéliens lors d'un vaste mouvement de contestation dans la bande de Gaza, a constaté l'AFP.

Abdel Rahmane Nawfal avait été atteint à la jambe gauche le 17 avril lors de heurts accompagnant le mouvement appelé la "marche du retour" le long de la frontière avec Israël. L'image de l'enfant criant de douleur a été largement diffusée sur les réseaux sociaux palestiniens et arabes pour accuser Israël d'usage excessif de la force, y compris contre les mineurs.

Israël, qui impose depuis plus de dix ans un sévère blocus à la bande de Gaza, a autorisé le transfert d'Abdel Rahmane Nawfal de la bande de Gaza vers la Cisjordanie occupée, à quelques dizaines de kilomètres. Les services médicaux de la bande de Gaza souffrent de la pauvreté et des pénuries qui affectent le territoire. Mais les médecins n'ont pas pu sauver sa jambe.

"Mes amis sont allés lancer des pierres aux soldats près du camp (de réfugiés) d'al-Bureij. Je les ai accompagnés et je me suis mis à lancer des pierres. Et puis, très vite, j'ai été blessé", dit-il sur son lit d'hôpital à Ramallah.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars près de la frontière pour revendiquer le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948. Le mouvement, prévu pour durer jusqu'à mi-mai, dénonce aussi le blocus imposé à Gaza pour contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige le territoire et auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.

Quarante Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis le 30 mars dans l'enclave, la grande majorité par des tirs de soldats postés sur la barrière de sécurité entre Israël et le territoire. Des centaines d'autres ont été blessés, dont bon nombre par balles aux membres inférieurs.

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient Nickolay Mladenov avait jugé, vendredi sur Twitter, "scandaleux de tirer sur des enfants". Ce jour-là, un Palestinien de 15 ans avait été tué d'une balle dans la tête. Les images de sa mort sont elles aussi devenues virales.

L'armée israélienne dit ne tirer que si c'est nécessaire, selon de strictes règles d'engagement et pour protéger la barrière de sécurité, les soldats et la population israélienne. Elle dit enquêter sur les morts que ses soldats sont accusés d'avoir causées. Mais elle accuse le Hamas d'en être responsable en se servant de civils comme "boucliers humains".

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