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Turquie, Iran et Russie vont continuer à travailler ensemble sur la Syrie, annonce Ankara

AFP
17/04/2018

La Turquie a affirmé mardi qu'elle continuerait à travailler avec l'Iran et la Russie en vue de parvenir à un règlement en Syrie, en dépit de divergences au sujet des frappes occidentales menées à la suite d'une attaque chimique présumée imputée au régime.

Les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani ont souligné lors d'un entretien téléphonique "l'importance de poursuivre les efforts communs entre la Turquie, l'Iran et la Russie, dans le cadre du processus d'Astana, afin de protéger l'intégrité territoriale de la Syrie et de trouver une solution politique durable à la crise", ont indiqué des sources à la présidence turque. 

Moscou et Téhéran, qui soutiennent Damas, et Ankara, qui appuie des rebelles syriens, sont les parrains du processus d'Astana qui a notamment permis la mise en place de quatre "zones de désescalade" visant à réduire les affrontements en Syrie. 

Les dirigeants des trois pays s'étaient engagés lors d'un sommet à Ankara le 4 avril à coopérer en vue de parvenir à un "cessez-le-feu durable" en Syrie. 

Mais l'unité qu'ils avaient affichée alors semblait avoir été battue en brèche après les frappes menées le 14 avril par Washington, Paris et Londres en Syrie pour punir le régime syrien à la suite d'une attaque chimique présumée qui lui avait été imputée. 

La Turquie a en effet salué ces frappes comme une riposte "appropriée" à l'attaque, alors que la Russie et l'Iran sont montés au créneau pour défendre le régime de Bachar el-Assad.

"Le président Erdogan, qui a rappelé que la position de la Turquie sur la question de l'utilisation des armes chimiques était claire, a souligné qu'il était important de ne pas ouvrir la voie à une escalade des tensions", ont ajouté les sources de la présidence turque. 

Le soutien apporté par Ankara aux frappes a fait dire dimanche au président français Emmanuel Macron que celles-ci avaient "séparé" la Turquie de la Russie sur ce dossier. Mais Ankara a promptement réagi en affirmant que les propos tenus par M. Macron ne sauraient provoquer une rupture entre les deux pays.

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