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Frappes en Syrie: une "farce" tant qu'Assad reste au pouvoir, selon les rebelles de Douma

AFP
14/04/2018

Le groupe rebelle syrien Jaich al-Islam a estimé samedi que les raids occidentaux contre les positions militaires du régime représenteraient "une farce" tant que le président Bachar el-Assad resterait au pouvoir.

"Punir l'instrument du crime alors que le criminel est maintenu. Une farce", a estimé sur son compte Twitter Mohammed Allouche, un haut responsable du groupe rebelle Jaich al-Islam qui contrôlait Douma, la ville où s'est déroulée l'attaque chimique présumée ayant entraîné les frappes de représailles occidentales.

Washington, Paris et Londres ont souligné que les frappes de samedi avaient visé des installations du régime liées au programme d'armement chimique syrien.

Le drame de Douma, survenu le 7 avril, a fait des dizaines de morts, selon des secouristes. Le régime a nié toute responsabilité, dénonçant les "fabrications" des rebelles.

Plusieurs figures de l'opposition sont apparues désabusées face à la réaction des Occidentaux, critiquant leur inaction quand le pouvoir de Bachar el-Assad a recours à un arsenal traditionnel plus meurtrier que les armes chimiques.

"Peut-être que le régime n'utilisera plus l'arme chimique, mais il n'hésitera pas à utiliser les armes qui lui ont été autorisées par la communauté internationale", ironise Nasr Hariri, le négociateur en chef du Comité des négociations syriennes (CNS), qui représente les principaux groupes d'opposition.

Même son de cloche pour Hadi Al-Bahra, un autre membre du CNS: "La nature des frappes du jour envoie un seul message à Assad: tu ne peux pas continuer à tuer les enfants syriens avec des armes chimiques, utilise seulement les armes traditionnelles".

Au lendemain de l'attaque chimique présumée du 7 avril, les rebelles de Jaich al-Islam, retranchés à Douma, avaient été contraints d'accepter un accord d'évacuation parrainé par la Russie.

Des milliers de personnes, combattants et civils, ont déjà quitté la Ghouta orientale pour rejoindre des territoires rebelles dans le nord syrien. Parmi eux, la plupart des hauts gradés du groupe rebelle, dont le chef Issam Bouwaydani.

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