Seuls cinq pays ont atteint l’an dernier l’objectif de l’ONU de consacrer 0,7 % de leur revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD), restée stable par rapport à 2016, a indiqué hier l’OCDE. « Il y a des progrès, mais ils restent modestes », a constaté le secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria, lors de la présentation à Paris des chiffres sur l’aide au développement. L’APD a atteint 146,6 milliards d’euros (soit 180,6 milliards de dollars) en 2017, en léger recul de 0,6 %, soit une moyenne pour les pays donneurs de 0,31 % de leur RNB, loin de l’objectif de 0,7 %. Celui-ci n’est respecté que par le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède. L’Allemagne, qui avait rejoint ce groupe en 2016 en raison de l’aide apportée aux migrants arrivés sur son territoire, est repassée légèrement sous la barre des 0,7 % l’an dernier. La France, en revanche, a vu son aide progresser de 14,9 %, atteignant son niveau le plus élevé depuis 2012, soit 0,43 % de son RNB.
Les pays européens avaient puisé dans l’aide au développement pour faire face à l’arrivée de migrants sur leur territoire, dépensant chez eux des sommes d’argent allouées, en principe, aux pays en développement, conformément à une règle de 1988 qui les autorisait à comptabiliser dans l’APD les dépenses consacrées aux réfugiés sur leur territoire.
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Seuls cinq pays ont respecté leurs engagements en 2017, selon l’OCDE
OLJ / le 10 avril 2018 à 00h00

