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France : affrontements lors d'une vaste opération d'expulsions dans l'ouest

Des affrontements ont éclaté lundi matin lors d'une vaste opération d'expulsions par la gendarmerie d'occupants illégaux à Notre-Dame-des-Landes, dans l'ouest de la France, près de trois mois après l'abandon d'un projet d'aéroport. 

Plusieurs centaines de gendarmes mobiles ont été déployés. Ils ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes en réponse à des tirs de projectiles et de cocktails Molotov, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon le ministère de l'Intérieur, un gendarme a été blessé à l'oeil par un tir de projectile. Une première interpellation a eu lieu pour violences sur agent de la force publique, a-t-on indiqué de sources proches du dossier.
L'intervention s'est concentrée sur une route qui avait été obstruée depuis plus de cinq ans, érigée en symbole du "retour à l'état de droit" par le gouvernement. Les accès à la zone ont été bloqués par les gendarmes mobiles dès 03H30 (01H30 GMT), a constaté l'AFP. 

Des images fournies par les militaires montrent un escadron de gendarmerie déblayant la route jonchée de pneus brûlés, d'épaves de voitures et surmontée de barricades en feu. Les journalistes ont été tenus à l'écart une fois l'opération commencée.
"A partir de 6H00 ce matin (...) la gendarmerie nationale débutera une opération d'expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes", avait annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
"L'opération (...) vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l'expulsion des occupants les plus radicaux", a précisé le ministère. 
Elle vise à déloger "une centaine" de personnes, et sera maintenue "tant qu'il sera nécessaire", a précisé à la radio Europe 1 le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ajoutant qu'une "quarantaine d'+édifices+ doivent être démantelés".

Dans un communiqué, les "zadistes" ont indiqué que "notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici (...) nous ne partirons pas".
"Ces expulsions sont illégales", a déclaré à l'AFP une occupante de la ZAD se faisant appeler "Camille". "C'est inacceptable que l'État chasse les gens de chez eux. On appelle tous les gens à nous soutenir et rejoindre les rassemblements locaux. On était dans un cadre de négociation apaisé avec la préfecture à la recherche de solutions collectives".

Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, doit mobiliser au total quelque 2.500 militaires. 
Elle prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels, et à démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités.

La quasi totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.
Le 17 janvier, en abandonnant un projet contesté d'aéroport, le gouvernement avait promis de mettre fin à la "zone de non droit" qui s'était instaurée sur place. Les zadistes ont prévenu qu'ils mèneraient une "résistance physique et déterminée".

L'opération démarrée lundi est la première d'ampleur depuis une tentative d'évacuation à l'automne 2012 qui avait viré au fiasco malgré la mobilisation de plus d'un millier de gendarmes et policiers.    

Des affrontements ont éclaté lundi matin lors d'une vaste opération d'expulsions par la gendarmerie d'occupants illégaux à Notre-Dame-des-Landes, dans l'ouest de la France, près de trois mois après l'abandon d'un projet d'aéroport. Plusieurs centaines de gendarmes mobiles ont été déployés. Ils ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes en réponse à des tirs de projectiles et de cocktails Molotov, ont constaté des journalistes de l'AFP.Selon le ministère de l'Intérieur, un gendarme a été blessé à l'oeil par un tir de projectile. Une première interpellation a eu lieu pour violences sur agent de la force publique, a-t-on indiqué de sources proches du dossier.L'intervention s'est concentrée sur une route qui avait été obstruée depuis plus de cinq ans, érigée en symbole du...