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Affaire Skripal: Moscou nie avoir développé le programme Novitchok près de la Volga

Moscou a rejeté vendredi les affirmations du quotidien britannique The Times selon lesquelles la substance utilisée pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal a été conçue dans une ville fermée de la région de la Volga.

Jeudi, le quotidien britannique The Times a cité des sources dans les services de sécurité britanniques affirmant que l'agent innervant militaire utilisé pour empoisonner l'ex-espion russe a été conçu à Chikhanny, une ville fermée - interdite d'entrée sans autorisation officielle - de la région de Saratov (sud-ouest), près de la Volga.

The Times a comparé Chikhanny à un "Porton Down russe", du nom du laboratoire militaire britannique spécialisé dans les recherches chimiques et biologiques.

"Ce laboratoire n'a jamais fait partie de notre champ de travail", a déclaré à l'agence de presse Interfax Mikhaïl Babitch, le représentant du Kremlin dans le district fédéral de la Volga.

"Toutes les bases où des armes chimiques ont été stockées sont bien connues. Chikhanny n'est pas une d'entre elles", a ajouté M. Babitch, qui est l'ancien président de la Commission d'Etat russe pour le désarmement chimique.

Chikhanny est une ville fermée où est installée une branche de l'Institut de recherches d'Etat pour la Chimie et les Technologie organiques (GNIIOKhT).

Plusieurs scientifiques russes parmi lesquels Vil Mirzaïanov, le chimiste qui avait révélé dans les années 1990 l'existence du programme Novitchok désigné par Londres comme responsable de l'empoisonnement de Sergueï Skripal, affirment que la substance avait été mise au point dans les années 1980 à Chikhanny.

Selon le site internet de l'Institut GNIIOKhT, sa branche de Chikhanny est maintenant impliquée dans un travail relatif à "assurer la sécurité" du pays et à détruire des armes chimiques.

En septembre 2017, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou avait détruit ses dernières réserves d'armes chimiques héritées de l'époque de la Guerre froide, conformément aux termes de la Convention de 1997 sur l'interdiction des armes chimiques.

La Grande-Bretagne accuse la Russie de l'empoisonnement sur le sol anglais de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia. Moscou dément fermement ces accusations, qui ont provoqué une grave crise diplomatique et une vague historique d'expulsions croisées de diplomates russes et occidentaux.

Moscou a rejeté vendredi les affirmations du quotidien britannique The Times selon lesquelles la substance utilisée pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal a été conçue dans une ville fermée de la région de la Volga.Jeudi, le quotidien britannique The Times a cité des sources dans les services de sécurité britanniques affirmant que l'agent innervant militaire utilisé pour empoisonner l'ex-espion russe a été conçu à Chikhanny, une ville fermée - interdite d'entrée sans autorisation officielle - de la région de Saratov (sud-ouest), près de la Volga.The Times a comparé Chikhanny à un "Porton Down russe", du nom du laboratoire militaire britannique spécialisé dans les recherches chimiques et biologiques."Ce laboratoire n'a jamais fait partie de notre champ de travail", a déclaré à l'agence de presse...