Un Palestinien touché par des tirs israéliens la semaine dernière lors d'une manifestation a succombé à ses blessures, a annoncé vendredi le ministère de la Santé à Gaza.
Avec ce décès, le bilan des Palestiniens tués par l'armée israélienne lors de la journée du 30 mars, la plus sanglante depuis la guerre de 2014, passe à 19.
Cette annonce intervient au début d'une nouvelle journée de mobilisation à hauts risques, Israël ayant indiqué que ses soldats avaient reçu les mêmes consignes de tir que la semaine dernière.
Thaër Rabiha, 30 ans, avait été grièvement blessé par l'armée israélienne à Jabaliya, au nord de la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé dans ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas.
Vendredi dernier, des dizaines de milliers de Palestiniens avaient protesté, pour la plupart de manière pacifique, le long de la barrière séparant la bande de Gaze d'Israël pour demander le droit au retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant fui leur terre lors de la création d'Israël en 1948.
Quelques groupes avaient affronté les soldats israéliens, jetant des pierres et des cocktails molotov.
Les soldats israéliens avaient riposté à balles réelles, suscitant des critiques des défenseurs des droits de l'Homme et des demandes d'enquête indépendante de l'ONU et de l'Union européenne.


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