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Grogne dans les universités françaises: les examens auront lieu, assure le gouvernement

Le Premier ministre français Edouard Philippe a assuré jeudi que les examens dans les universités auraient "évidemment" lieu, malgré les "violences" ces derniers jours sur certains campus, qu'il a condamnées.
"Les examens doivent avoir lieu", a déclaré le Premier ministre sur la radio France Inter, alors que plusieurs universités étaient encore bloquées jeudi pour protester contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université.
Interrogé pour savoir si les examens se tiendraient dans les meilleures conditions, Edouard Philippe, déjà en première ligne sur le dossier sensible des cheminots en grève, a répondu: "évidemment".
Moins catégorique, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a indiqué sur RTL que les examens auraient lieu pour "la très grande majorité" des étudiants.

Plusieurs universités étaient encore bloquées jeudi, notamment à Paris, à Montpellier (sud), à Toulouse (sud-ouest) et à Lille (nord), par des étudiants protestant contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université, qu'ils assimilent à de la "sélection".
Or les examens approchent et doivent s'échelonner de fin avril à fin mai. Certains étudiants manifestants ont réclamé que la moyenne leur soit donnée automatiquement lors des examens, même s'ils étaient annulés.
Le Premier ministre a souligné que cette "idée (...) le laisse rêveur sur la conception qu'ils ont eux-mêmes de leur travail, de la chance qui leur est donnée d'aller à l'université".
"On ne va pas à l'université pour avoir une note, on va à l'université pour apprendre des choses", a déclaré à ce sujet Mme Vidal.

Le mouvement de grogne contre la nouvelle loi d'entrée à l'université, qui n'avait que faiblement mobilisé au cours des derniers mois, a pris une tout autre ampleur depuis l'expulsion violente d'étudiants et de militants de la faculté de droit de Montpellier, fin mars.
A Strasbourg, une centaine d'étudiants qui occupaient un amphithéâtre du Palais universitaire ont été évacués par les forces de l'ordre mercredi soir.

Le Premier ministre français Edouard Philippe a assuré jeudi que les examens dans les universités auraient "évidemment" lieu, malgré les "violences" ces derniers jours sur certains campus, qu'il a condamnées. "Les examens doivent avoir lieu", a déclaré le Premier ministre sur la radio France Inter, alors que plusieurs universités étaient encore bloquées jeudi pour protester contre la loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université. Interrogé pour savoir si les examens se tiendraient dans les meilleures conditions, Edouard Philippe, déjà en première ligne sur le dossier sensible des cheminots en grève, a répondu: "évidemment". Moins catégorique, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a indiqué sur RTL que les examens auraient lieu pour "la très grande majorité" des...