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France : trafic ferroviaire très perturbé au 2ème jour de grève des cheminots

Le trafic ferroviaire en France était encore très perturbé mercredi pour le deuxième jour de grève à l'opérateur national du rail (SNCF), touché par un mouvement social susceptible de paralyser la France pendant trois mois.

La direction de la SNCF prévoit un TGV sur sept et un train régional sur cinq en moyenne, soit sensiblement la même chose que mardi.

Les bouchons étaient en outre plus importants qu'à l'accoutumée sur les routes de la région parisienne. Mercredi, à 07h30, on comptabilisait 350 km de bouchons cumulés en Ile-de-France, selon le site d'information routière Sytadin, soit le double de la moyenne habituelle (175 km) à la même heure.

Les cheminots ont engagé mardi une grève au long cours par épisodes de deux jours sur cinq contre la réforme ferroviaire du gouvernement. Après la première séquence de mardi et mercredi, les prochains arrêts de travail sont prévus les 8 et 9 avril.

Dans la ville de Marseille (sud-est), le calme régnait à la gare Saint-Charles, où de nombreux passagers patientaient, résignés, en salle d'attente.

Dans le hall, Mistah, casquette sur la tête, restait philosophe: "Depuis hier, je tente de rejoindre Miramas, où j'habite. J'ai dû passer la nuit à Marseille, mais tant mieux, j'en ai profité pour faire la fête!". Le trentenaire approuvait les cheminots qui "ont bien raison de se défendre".

A la gare de Lyon-Perrache (est), vers 07h00, Véronique, une aide à domicile de 54 ans, a dû prendre "le premier train à Saint-Etienne pour venir travailler à Lyon". "Pour mon employeur, la grève, c'est pas son problème. Il faut être à l'heure", dit-elle.

Comme prévu par la SNCF, le trafic avait déjà été "très perturbé" mardi. La direction a annoncé un taux de grévistes de 33,9% en matinée, soit moins que les 35,4% enregistrés le 22 mars. Mais parmi les "agents indispensables à la circulation des trains", le taux atteignait 48% (contre 36% le 22 mars).

Des chiffres remis en cause par les syndicats. La direction de la SNCF "manipule les chiffres", a affirmé sur la radio France Inter le porte-parole du syndicat SUD-Rail, Erik Meyer, faisant état d'un taux dépassant 60%.

Une table ronde avec les syndicats est prévue jeudi après-midi au ministère des Transports sur la dette, le financement et le statut de l'entreprise SNCF, avant une autre rencontre sur les droits sociaux des cheminots.

Le projet de loi sur le pacte ferroviaire sera voté en première lecture le 17 avril à l'Assemblée.

Les syndicats s'opposent à une réforme qui "vise à détruire le service public" avec la suppression de l'embauche au statut, l'ouverture à la concurrence et la transformation de la SNCF en société anonyme, prémices d'une future privatisation selon eux.

Le trafic ferroviaire en France était encore très perturbé mercredi pour le deuxième jour de grève à l'opérateur national du rail (SNCF), touché par un mouvement social susceptible de paralyser la France pendant trois mois.
La direction de la SNCF prévoit un TGV sur sept et un train régional sur cinq en moyenne, soit sensiblement la même chose que mardi.
Les bouchons étaient en outre plus importants qu'à l'accoutumée sur les routes de la région parisienne. Mercredi, à 07h30, on comptabilisait 350 km de bouchons cumulés en Ile-de-France, selon le site d'information routière Sytadin, soit le double de la moyenne habituelle (175 km) à la même heure.
Les cheminots ont engagé mardi une grève au long cours par épisodes de deux jours sur cinq contre la réforme ferroviaire du gouvernement. Après la première séquence...