Des représentants de l'opposition vénézuélienne ont appelé mardi la communauté internationale à ne pas reconnaître les résultats de la prochaine présidentielle dans leur pays qui est pour eux "frauduleuse" et uniquement destinée à maintenir au pouvoir le président Nicolas Maduro.
"Notre message le plus important, c'est que le monde ne reconnaisse pas l'élection du 20 mai", a déclaré à l'AFP le député Julio Borges, ancien président de l'Assemblée nationale du Venezuela et un des principaux dirigeants de la formation d'opposition MUD.
M. Maduro cherche à obtenir un second mandat de six ans à la tête du Venezuela mais le principal parti d'opposition boycotte ce scrutin, invoquant la fraude, dans ce pays où la situation économique s'est fortement dégradée et dont Paris a dénoncé la "dérive autoritaire" inacceptable.
S'adressant à la presse mardi en fin d'après-midi, à l'issue d'une rencontre avec son homologue argentin Jorge Faurie, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rappelé que "la France appelle à la tenue d'élections justes et transparentes, garantissant l'égalité devant le suffrage et l'indépendance du juge électoral".
"A défaut de progrès en la matière", a-t-il ajouté, "la France, en lien avec ses partenaires européens, adoptera les mesures additionnelles qui s'imposent".
La coalition MUD a choisi de boycotter la présidentielle estimant, au terme de négociations avec le gouvernement, que le compte n'y était pas en matière de garanties électorales.
"Nous voulons des élections libres au Venezuela et ce qui se prépare, ce sont des élections auxquelles il est impossible de participer car les candidats sont, soit prisonniers, soit invalidés, soit en exil", a ajouté M. Borges.
Après plusieurs étapes en Amérique latine, le député a entamé en France une tournée européenne avec l'ancien maire de Caracas Antonio Ledezma et un autre opposant, Carlos Vecchio, de Voluntad Popular, pour tenter d'accroître la pression internationale sur le gouvernement chaviste de M. Maduro.
Le président français Emmanuel Macron, qui ne rencontrera pas personnellement les opposants (ils seront reçus par un de ses conseillers), avait déclaré en janvier souhaiter que plusieurs pays prennent des sanctions internationales contre le Venezuela.
"Nous venons demander au gouvernement français d'accroître la pression pour libérer le Venezuela de la dictature", a déclaré M. Ledezma, qui vit en Espagne après avoir quitté en novembre son pays où il est accusé de conspiration. "Il faut plus de sanctions individualisées contre les proches du régime", a-t-il demandé.
Mi-mars, les Nations unies ont déclaré étudier la demande du gouvernement et du candidat de l'opposition Henri Falcon, qui est un membre de la MUD, mais a décidé de se présenter au scrutin, d'envoyer une mission d'observation à l'élection du 20 mai.
Des partis d'opposition avaient adressé un courrier au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres pour lui réclamer de ne pas envoyer d'observateurs de crainte que cela ne légitime la présidentielle.
"Notre message le plus important, c'est que le monde ne reconnaisse pas l'élection du 20 mai", a déclaré à l'AFP le député Julio Borges, ancien président de l'Assemblée nationale du Venezuela et un des principaux dirigeants de la formation d'opposition MUD.
M. Maduro cherche à obtenir un second mandat de six ans à la tête du Venezuela mais le principal parti d'opposition boycotte ce scrutin, invoquant la fraude, dans ce pays où la situation économique s'est fortement dégradée et dont Paris a dénoncé la "dérive autoritaire"...


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