Le cabinet de conseil en immobilier estime que le pessimisme ambiant paralyse l’activité dans le secteur immobilier. Photo P.H.B.
En ce début de printemps 2018, l’immobilier beyrouthin semble figé ou presque. L’approche des élections législatives qui auront lieu dans un peu plus d’un mois et l’arrêt provisoire des prêts subventionnés font stagner le marché immobilier à Beyrouth. Le pessimisme ambiant est sans doute temporaire, mais pour l’heure, il a plongé le secteur dans une réelle paralysie.
Statu quo prolongé
L’envie d’acheter existe toujours mais est aujourd’hui sérieusement handicapée par l’arrêt des prêts immobiliers subventionnés par la Banque du Liban. Survenu au pire moment, cet arrêt a eu l’effet d’un coup de massue aussi bien pour les vendeurs que les acheteurs – que ce soit les petits budgets à la recherche d’un premier logement de moins de 250 000 dollars ou les grandes fortunes qui comptaient emprunter jusqu’à 800 000 dollars à intérêts réduits. De fait, c’est la grande majorité du stock disponible dans un périmètre de 20 kilomètres de la capitale qui ne trouve plus désormais preneurs. Cette situation confirme que les taux d’intérêt sont la clé d’une éventuelle relance de la demande pour des appartements. Plus les taux sont élevés et difficiles à obtenir, et plus le secteur sera fragilisé.
L’approche des élections législatives, combinée à l’évolution récente de la situation sécuritaire en Syrie, pénalise également le marché immobilier. À court terme, rien ne devrait s’améliorer. Une fois les élections terminées, le processus de désignation du gouvernement pourrait prolonger le statu quo du marché foncier au Liban au-delà de la fin de l’été 2018. Les promoteurs et les investisseurs vont rester très vigilants et observeront de très près aussi bien l’évolution de la situation politico-sécuritaire dans la région que l’évolution des prix immobiliers.
C’est donc sans surprise que le marché résidentiel fonctionne au ralenti. Les prix demandés par les propriétaires restent sensiblement les mêmes mais les marges de négociation ne cessent de grossir. Ainsi, après les escomptes, les prix ont baissé de 10 à 30 % depuis 4-5 ans en fonction de la situation financière du vendeur et de l’offre de l’acheteur. Cette situation favorise les acheteurs qui peuvent payer en argent comptant et qui se retrouvent en position de force pour négocier et obtenir des rabais d’au moins 40 %, toutes catégories de biens confondues.
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UNE FOIS LES ARMES ILLEGALES LIVREES A L,ARMEE ET LES DECLARATIONS MILICIENNES CONTRE LES ETATS ARABES FINIE... CAD LA PLEINE SECURITE RETABLIE... TOUT RENTRERA DANS L,ORDRE ET LES INVESTISSEURS ET LES TOURISTES ARABES DU GOLFE REVIENDRONT AU LIBAN !
10 h 23, le 02 avril 2018