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Dernières Infos - Liban

Grève des juges : le président du CSM appelle à rendre justice aux magistrats

Le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahed, a appelé jeudi les autorités à rendre justice aux magistrats qui sont en grève depuis plusieurs jours sur tout le territoire libanais, au moment où le Parlement est réuni en séance plénière pour adopter le budget de 2018.

"Il faut adopter les lois qui protègent l'indépendance des juges et leur dignité afin qu'ils puissent rendre justice, et toute comparaison entre le corps judiciaire et toute autre profession du secteur public est déplacé", a insisté le juge Fahed, lors d'une conférence de presse au palais de Justice.

"Notre grève (...) vise à dire que ce qui se passe détruira ce qui reste du pouvoir judiciaire, la preuve étant le nombre de plus en plus limité des candidats au concours du corps judiciaire", a prévenu Jean Fahed.

Il a cependant assuré que "sans nul doute, il y aura un contrôle judiciaire sur le déroulement des élections législatives" du 6 mai.

Lors de la séance parlementaire, le chef du gouvernement, Saad Hariri, s'est dit "étonné" de la grève des juges, selon l'Ani. "La grève des juges est déconseillée, mais je demande à ce qu'une attention extrême soit accordée à cette question", a pour sa part déclaré le chef du Législatif, Nabih Berry.

Aux députés qui, pour certains, réclamaient une solution à la question de la grève des juges, Saad Hariri a répondu :"Il est déconseillé d'aborder les causes de cette contestation qui sont, comme tout le monde le sait, d'ordre politique, et surtout de le faire devant les caméras". C'est alors que Nabih Berry a demandé à ce que la séance ne soit plus transmise en direct par les chaînes télévisées.

Les juges protestent contre un projet de suppression de la Caisse de solidarité des magistrats et contre la nouvelle grille des salaires pour la fonction publique. Selon cette loi, les juges auront des émoluments inférieurs à ceux des fonctionnaires de première catégorie. Les protestataires exigent un ajout de trois échelons à la grille, dont le montant total s’élèverait à environ 300 000 LL.

Mardi, le CSM avait appelé tous les magistrats du pays à se mettre en grève.

Une controverse a éclaté ces derniers jours lorsque le ministre de la Justice, Salim Jreissati, a adressé une lettre au président du CSM, lui demandant d’assumer ses responsabilités à l’égard des juges en grève, estimant que le "prestige de la justice est à l’épreuve".

Le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahed, a appelé jeudi les autorités à rendre justice aux magistrats qui sont en grève depuis plusieurs jours sur tout le territoire libanais, au moment où le Parlement est réuni en séance plénière pour adopter le budget de 2018."Il faut adopter les lois qui protègent l'indépendance des juges et leur dignité afin qu'ils puissent rendre justice, et toute comparaison entre le corps judiciaire et toute autre profession du secteur public est déplacé", a insisté le juge Fahed, lors d'une conférence de presse au palais de Justice."Notre grève (...) vise à dire que ce qui se passe détruira ce qui reste du pouvoir judiciaire, la preuve étant le nombre de plus en plus limité des candidats au concours du corps judiciaire", a prévenu Jean Fahed. Il a cependant assuré...