Au départ, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des négociations entre Jaich al-Islam, qui ne veut pas quitter la Ghouta, et la Russie portaient sur un possible maintien de ce groupe rebelle à Douma, à la périphérie de Damas, en échange de son désarmement et du déploiement de la police militaire russe.
La Russie réclame désormais le départ de la Ghouta de Jaich al-Islam, faisant planer la menace d'une offensive en cas de refus, ont indiqué à l'AFP deux sources de l'opposition proches du dossier.
Un ultimatum a été donné aux rebelles pour répondre à la proposition russe, selon ces sources.
Lors d'une réunion lundi, les Russes ont donné aux rebelles "un délai de 48 heures pour déposer les armes et partir", brandissant la menace d'une offensive militaire, selon une des sources.
"Les Russes ne veulent pas à Douma un accord qui soit différent des autres secteurs de la Ghouta. Mais Jaich al-Islam veut rester", a précisé cette source.
A l'issue de négociations avec la Russie, deux autres groupes rebelles, Ahrar al-Cham et Faylaq al-Rahmane, ont accepté d'abandonner les territoires sous leur contrôle dans la Ghouta pour être évacués vers le nord-ouest du pays.
Une deuxième source a confirmé à l'AFP que les Russes avaient laissé aux rebelles un délai pour donner leur réponse, avant le lancement d'une opération militaire contre Douma.
Le quotidien pro-régime al-Watan, qui cite une source militaire, assure mardi que "toutes les forces engagées dans la Ghouta orientale se dirigent vers Douma en prévision d'une vaste opération militaire si les terroristes de Jaich al-Islam n'acceptent pas de céder la ville et de partir".
A la faveur d'une offensive dévastatrice lancée le 18 février, le régime syrien soutenu par la Russie a reconquis plus de 90% des territoires rebelles dans la Ghouta et les bombardements ont tué plus de 1.600 civils, selon l'OSDH.
La violence de l'opération n'a laissé d'autre choix aux rebelles que d'accepter des évacuations et mardi, pour le quatrième jour consécutif, combattants et civils se préparaient à quitter la poche tenue par le groupe islamiste Faylaq al-Rahmane.


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