Rita Kassabian.
Compositrice libanaise vivant en France, Rita Kassabian sera jouée le 7 avril par le Grand Orchestre de chambre sous la direction de Mauricio Romero, en l’église Notre-Dame du Liban à Paris. Au programme, le concerto pour saxophone ténor, hautbois, orchestre à cordes et percussions.
C’est une formation peu banale et Rita Kassabian voudrait ainsi démontrer que le saxophone ténor ne se limite pas au jazz où on le confine volontiers. Elle qui compose beaucoup pour les instruments à vent recherche un alliage sonore entre le timbre charmeur et envoûtant du saxophone et celui, beaucoup plus plaintif, du hautbois. Les percussions, également très présentes dans l’œuvre, y apportent le caractère et le dynamisme. « C’est une invitation à la découverte d’un style qui fera voyager l’auditeur dans divers horizons, en laissant libre cours à son imagination », dit-elle.
Mais qui est Rita Kassabian ? Née au Liban, elle commence ses études de piano à l’âge de neuf ans et poursuit une formation musicale complète ainsi qu’un cursus de composition à la Schola Cantorum à Paris. Depuis les années 2000, Rita Kassabian fait bénéficier de nombreux étudiants pianistes de sa pédagogie. Lauréate de premiers prix, dont celui d’orchestration, de composition en musique de chambre, d’instrument seul et de chœur, la compositrice pense que le « défi principal de la musique est de transmettre l’émotion ». Beau programme pour une jeune femme fort douée qui assure que c’est la « sensation qui déclenche l’inspiration » et qui a toujours au cœur son « cher petit pays ».


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