Les juges de Beyrouth et la Békaa ont annoncé lundi qu'ils poursuivaient leur mouvement de protestation consistant en une suspension partielle de leurs travaux.
Dans la journée, des juges de Beyrouth ont décidé à la quasi-unanimité qu'ils continueraient à suspendre leurs travaux ainsi que les préparatifs aux élections législatives, à l'issue d'un entretien avec le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Jean Fahd.
Plus tôt dans la matinée, les juges de la Békaa avaient annoncé qu'ils suspendaient leurs travaux, même les audiences de détenus.
Vendredi, le CSM, vent debout contre le ministre de la justice, Salim Jreissati, qui avait critiqué la grève des juges, avait appelé les magistrats à suspendre leurs travaux --sauf pour les audiences de détenus-- pendant l'examen la semaine prochaine par le Parlement du projet de loi du budget 2018.
Une controverse a éclaté ces derniers jours lorsque le ministre de la Justice a adressé une lettre au président du CSM, Jean Fahd, lui demandant d’assumer ses responsabilités à l’égard des juges en grève, estimant que le "prestige de la justice est à l’épreuve".
Les magistrats protestent contre un projet de suppression de la Caisse de solidarité des magistrats et contre la nouvelle grille des salaires pour la fonction publique. Selon cette loi, les juges auront des émoluments inférieurs à ceux des fonctionnaires de première catégorie. Les protestataires exigent un ajout de trois échelons à la grille, dont le montant total s’élèverait à environ 300 000 LL.


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