Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Syrie : les rebelles s'apprêtent à évacuer une de leurs dernières enclaves dans la Ghouta

Des centaines de civils et de rebelles syriens sont sortis samedi dans les rues dévastées de plusieurs villes de la Ghouta orientale, se préparant à être évacués d'une de leur deux dernières enclaves près de Damas, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le départ de milliers de combattants du groupe insurgé Faylaq al-Rahmane et de civils retranchés dans une poche au sud de ce qui fut leur ancien bastion dans la Ghouta, doit commencer samedi matin, conformément à un accord parrainé par la Russie, alliée de Damas.

Le départ des ces milliers de personnes survient après plus d'un mois de bombardements aériens du régime de Bachar el-Assad et de combats au sol qui ont tué plus de 1.600 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Profitant du cessez-le-feu, les habitants de la ville d'Arbine ont quitté leurs abris souterrains pour parcourir les rues, souvent pour la première fois après des semaines de pilonnage. Parmi eux, des rebelles et leurs proches, portant leurs possessions dans des sacs et bagages, en attendant leur évacuation.

Les bus qui doivent les conduire dans la province d'Idleb (nord-ouest), qui échappe au contrôle du régime, n'étaient pas encore arrivés en milieu de matinée, mais dans la localité voisine de Zamalka, des ambulances stationnaient, prêtes à transporter les combattants et civils blessés participant au convoi.

Dans la capitale toute proche, le sommeil des Damascènes a de nouveau été troublé par des détonations, mais il s'agissait cette fois de tirs de célébration en prévision de la fin des opérations dans la Ghouta orientale et non des obus et roquettes que les rebelles tiraient sur Damas depuis cette zone stratégique.

"Maintenant, on peut dormir en paix, la vie va reprendre", se réjouissait Simon Merei, 32 ans, résidant dans la Vieille ville de Damas.

Dans les quartiers est de la capitale, les plus proches de la Ghouta, des drapeaux syriens flottaient aux vitres des voitures, au milieu de chants à la gloire du président Bachar el-Assad et de l'armée syrienne.

Layal Jumaa, une étudiante de 24 ans, racontait oser ouvrir ses fenêtres donnant sur le quartier de Jobar, qui était contrôlé en partie par les rebelles, pour la première fois depuis trois ans. "Personne ne voulait vivre ici, c'était trop près de la ligne de front".

L'accord d'évacuation conclu entre le régime et le groupe insurgé Faylaq al-Rahmane comprend l'évacuation des rebelles des localités d'Arbine, Zamalka et Aïn Tarma dans la Ghouta ainsi que de certaines parties du quartier de Jobar dans Damas.

Le régime syrien contrôle désormais 90% de la Ghouta orientale, après plus d'un mois d'une offensive meurtrière qui a abouti à des accords d'évacuations avec deux des trois groupes d'insurgés présents dans la zone. Plus de 80.000 personnes ont été déplacées.

Des centaines de civils et de rebelles syriens sont sortis samedi dans les rues dévastées de plusieurs villes de la Ghouta orientale, se préparant à être évacués d'une de leur deux dernières enclaves près de Damas, a constaté un correspondant de l'AFP.Le départ de milliers de combattants du groupe insurgé Faylaq al-Rahmane et de civils retranchés dans une poche au sud de ce qui fut leur ancien bastion dans la Ghouta, doit commencer samedi matin, conformément à un accord parrainé par la Russie, alliée de Damas.Le départ des ces milliers de personnes survient après plus d'un mois de bombardements aériens du régime de Bachar el-Assad et de combats au sol qui ont tué plus de 1.600 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).Profitant du cessez-le-feu, les habitants de la ville d'Arbine...