Le Kremlin a espéré vendredi voir à Washington davantage de personnes capables "de faire abstraction de la russophobie", après la nomination du néoconservateur John Bolton au poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.
"Nous espérons qu'il y aura davantage de personnes au sein du pouvoir américain en mesure de faire abstraction de cette vague de russophobie qui a envahi de nombreux pays dont les Etats-Unis", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. A un journaliste qui lui demandait s'il pouvait expliquer comment le Kremlin percevait M. Bolton, il a simplement répondu: "Non."
Le président américain Donald Trump a nommé jeudi le néoconservateur John Bolton, analyste de Fox News, au poste de conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche. Sa nomination intervient au moment d'aborder des négociations historiques avec la Corée du Nord et à l'approche d'une échéance cruciale sur l'avenir de l'accord sur le nucléaire iranien dont cet ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU est un adversaire résolu. Ce fervent partisan du recours à la force sur la scène internationale, qui fut l'un des chefs de file des "faucons" au sein de l'administration de George W. Bush, a été nommé à ce poste influent au moment où les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas depuis la fin de la Guerre froide en raison des crises en Ukraine et en Syrie et des accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016.


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