La commission des Finances présidée par le député Ibrahim Kanaan a approuvé mardi les budgets des ministères de l'Industrie, des Déplacés, de l'Agriculture, et de la Jeunesse, dans le cadre de la préparation du budget qu'elle doit soumettre au Parlement pour approbation finale.
Un peu plus tôt, la commission avait approuvé les budgets des ministères de la Justice, du Tourisme et de l'Information, ainsi que le budget du Conseil constitutionnel.
A l'issue de la réunion, M. Kanaan a indiqué que la commission allait se réunir à nouveau mardi soir pour approuver les budgets du ministère des Affaires sociales, de l'Environnement, de la Culture, des Affaires étrangères ainsi que celui de la présidence de la République. Le député a en outre souligné que la commission s'est entendue sur la nécessité de soutenir davantage l'agriculture au Liban, ce secteur étant l'un des plus importants dans le pays. La commission souhaite également soutenir et activer le secteur touristique, a souligné M. Kanaan.
Interrogé sur la date de la fin des travaux de la commission, M. Kanaan a répondu : "A ce rythme, il est possible que nous ayons fini d'étudier les chiffres cette semaine". "Nous passerons ensuite aux articles de la loi qui nécessitent deux jours", a ajouté M. Kanaan en indiquant que le gouvernement a effectué des réductions et a pris en compte les conseils de la commission". "L'étude du budget de 2017 nous a permis de traiter le budget de 2018 plus rapidement", a-t-il également dit.
Lundi, la commission avait approuvé les budgets du ministère de l'Intérieur et du ministère des Finances.
Le gouvernement libanais avait approuvé le 12 mars le projet de budget pour l'exercice 2018. Le lendemain, le président Michel Aoun a signé un décret prévoyant l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement afin de permettre le vote du projet de budget prévisionnel 2018 en session plénière.
Le Parlement devrait l'adopter avant les conférences de soutien au Liban, notamment CEDRE, prévue à Paris le 6 avril et dédiée au financement d’un plan d’infrastructures préparé par le gouvernement. L’adoption du budget pour 2018 et la réduction du déficit budgétaire par rapport à celui enregistré en 2017 font partie des exigences imposées par les participants à ces conférences internationales.
Selon les délais constitutionnels, le budget 2018 aurait dû être voté au plus tard le 30 janvier dernier au Parlement. Le Liban avait adopté en octobre 2017 et avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution sa première loi des finances après douze années passées sans budget d’État en raison des tensions politiques.


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