De trois à cinq mois de prison avec sursis ont été requis lundi à Paris contre quatre ex-salariés de la compagnie aérienne française Air France, jugés en appel pour l'épisode de la "chemise arrachée" de deux cadres de la compagnie, dont les images avaient fait le tour du monde.
Dénonçant des "violences intolérables", l'avocat général a réclamé pour deux de ces quatre prévenus une peine plus importante qu'en première instance. Contre l'un, relaxé en 2016, il a requis 3 mois d'emprisonnement avec sursis. Cinq mois avec sursis ont été requis contre le deuxième, initialement condamné à trois mois avec sursis.
Le magistrat a demandé à la cour d'appel de confirmer les peines de trois et quatre mois avec sursis des deux autres prévenus. Il a aussi réclamé la confirmation des peines d'amende de 500 euros prononcées contre huit autres prévenus poursuivis pour des "dégradations" commises le 5 octobre 2015.
Ce jour-là, une manifestation contre un projet de restructuration menaçant des milliers d'emplois avait dégénéré à l'aéroport de Roissy (région parisienne) lorsqu'une foule de manifestants avait brutalement envahi la salle où se tenait un Comité central d'entreprise (CCE). Pris à partie alors qu'ils exposaient le plan, Xavier Broseta, le directeur des ressources humaines de l'époque, et Pierre Plissonnier, le responsable de l'activité long-courrier, avaient dû fuir sous les huées, torse nu pour le premier, la chemise en lambeaux pour le second.
Les images des deux cadres forcés d'escalader un grillage pour échapper à la foule avaient fait le tour du monde et terni la réputation de la France en matière de dialogue social.
Dénonçant des "violences intolérables", l'avocat général a réclamé pour deux de ces quatre prévenus une peine plus importante qu'en première instance. Contre l'un, relaxé en 2016, il a requis 3 mois d'emprisonnement avec sursis. Cinq mois avec sursis ont été requis contre le deuxième, initialement condamné à trois mois avec sursis.
Le magistrat a demandé à la cour d'appel de confirmer les peines de trois et quatre mois avec sursis des deux autres prévenus. Il a aussi réclamé la confirmation des peines d'amende de 500 euros...


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