Le Premier ministre, Saad Hariri, a souligné lundi l'importance de mettre en place une réforme fiscale au Liban afin de maintenir la stabilité du pays, quelques semaines avant la tenue à Paris de la conférence CEDRE dédiée au financement d’un plan d’infrastructures préparé par le gouvernement.
"Un consensus existe au Liban concernant le besoin d'ajustements fiscaux permettant de maintenir la stabilité macroéconomique" du pays, a affirmé le chef de l'Exécutif lors d'une réunion de préparation de la conférence CEDRE, prévue le 6 avril. Il a souligné que dans le contexte de "mécontentement généralisé et de réduction du niveau de vie, une action fiscale et la mise en place d'une telle réforme constituera un réel défi".
M. Hariri a ajouté que son gouvernement présentera à Paris, en plus de son programme d'investissement (Capital Investment Program), "une vision exhaustive" de l'économie libanaise "pour la stabilité". "Le soutien de la communauté internationale doit être clair, afin de donner l'espoir que la vision du gouvernement peut être mise en application", a-t-il appelé, avant d'inviter les "amis" du Liban au sein de la communauté internationale à aider le pays "dans la lourde tâche qu'est l'hébergement d'un million et demi de Syriens déplacés".
Fin novembre, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a recensé 997.905 réfugiés syriens enregistrés au Liban, en grande majorité des femmes et des enfants. Durant les six dernières années, la pauvreté s'est accentuée chez ces réfugiés étranglés par les dettes, selon le HCR, avec 58% des ménages vivant dans une extrême pauvreté -soit avec moins de 2,87 dollars par personne et par jour.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine