"Plus de 40.000 civils" ont utilisé jeudi des couloirs "ouverts par l'armée syrienne en coordination avec ses alliés russes" pour sortir de la Ghouta orientale près de Damas, a déclaré vendredi au Conseil de sécurité l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar al-Jaafari.
"Ils se sont rendus dans des centres mis en place par le gouvernement syrien et le Croissant rouge arabe syrien, des abris temporaires équipés de tout le matériel nécessaire pour les prendre en charge", a-t-il ajouté lors d'une réunion consacrée à la Syrie.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait pour sa part indiqué auparavant que quelque 20.000 habitants étaient sortis jeudi de la Ghouta.
"Le gouvernement syrien hier (jeudi) a également autorisé l'entrée d'un convoi d'assistance conjoint acheminé par le Croissant rouge, la Croix-Rouge et les Nations unies avec à son bord d'importantes quantités de médicaments et de vivres", a ajouté le diplomate syrien. "Nous autoriserons le passage de tels convois si les conditions de sécurité le permettent à l'avenir également", a-t-il précisé.
"Les groupes armés terroristes continuent de recevoir des instructions des pays qui les soutiennent, et continuent d'utiliser des civils comme boucliers humains en les empêchant d'emprunter des corridors humanitaires", a aussi affirmé Bachar al-Jaafari.
Des dizaines de civils ont à nouveau péri vendredi dans des frappes sur les zones rebelles assiégées de la Ghouta orientale, d'où les habitants continuent de fuir l'offensive dévastatrice du régime syrien et de son allié russe pour reconquérir totalement cette région.
Dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres souligne être "profondément préoccupé par le désespoir manifesté par les personnes qui fuient massivement la Ghouta orientale et Afrine".
"Je regrette profondément que la résolution" du 24 février, exigeant un cessez-le-feu, "ne soit pas appliquée". "J'exhorte toutes les parties au conflit à respecter pleinement les droits humains et humanitaires et à garantir la protection des civils", ajoute le patron des Nations unies.
"Toute évacuation de civils doit se faire en sécurité, de manière volontaire et dans la stricte application des critères de protection édictés par le droit international et humanitaire", réclame-t-il aussi. "Il est impératif que tous les déplacés puissent être autorisés à revenir volontairement, en sécurité et dans la dignité, chez eux dès que la situation le permettra", souligne Antonio Guterres.


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