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Irak : le patriarche chaldéen évoque un "espoir fragile" de paix

Le patriarche catholique chaldéen, Louis Raphaël Sako, a évoqué vendredi un "espoir fragile" de paix en Irak, alors que selon lui un tiers des familles chrétiennes du nord du pays ont pu regagner leur terre après la débâcle du groupe Etat islamique.

"Il y a de l'espoir, mais c'est un espoir fragile", a souligné le chef de la principale Eglise chrétienne en Irak lors d'une conférence de presse à Paris. "La paix est en projet, les réformes ne sont pas à l'ordre du jour", a ajouté Mgr Sako, qui milite pour une modification de la Constitution irakienne afin d'assurer "l'égalité de tous les citoyens".

"C'est honteux de parler de minorité et de majorité dans un pays comme l'Irak: c'est notre terre, nous ne sommes pas des réfugiés", a fait valoir le patriarche chaldéen, qui estime "entre 400.000 et 500.000" le nombre de chrétiens dans le pays, contre "1,5 million" avant la chute du régime de Saddam Hussein en 2003.

Mgr Sako a fait état d'attaques sanglantes contre des chrétiens et des sabéens (ou mandéens, un mouvement monothéiste d'inspiration judéo-chrétienne) ces dernières semaines. "Avec les musulmans, nous n'avons pas d'autres moyens que le dialogue. Nous ne sommes pas un danger pour eux: pourquoi nous tuer ?", s'est interrogé le patriarche au siège de l'Oeuvre d'Orient, organisation catholique qui organise le 25 mars - dimanche des Rameaux - une journée de prière à l'intention des chrétiens d'Orient.

Pour le patriarche, 7.000 familles chrétiennes, soit un tiers de celles qui avaient fui l'arrivée des jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak en juin 014, ont pu retourner à Mossoul et dans les villages de la plaine de Ninive ces derniers mois.

Dernier bastion de l'EI dans la région, la deuxième ville d'Irak a été déclarée libérée le 9 juillet, mais "il y a des problèmes de sécurité, et le problème de la division de cette plaine entre le Kurdistan et le gouvernement central (à Bagdad, NDLR) n'est pas résolu", a-t-il souligné.

Selon Marc Fromager, directeur de l'organisation Aide à l'Eglise en détresse (AED) en France, 12.000 familles chrétiennes sont en attente d'un éventuel retour. "Dans les six prochains mois, si on n'a pas encouragé les familles à rentrer chez elles, elles abandonneront le pays", redoute-t-il.

Le patriarche catholique chaldéen, Louis Raphaël Sako, a évoqué vendredi un "espoir fragile" de paix en Irak, alors que selon lui un tiers des familles chrétiennes du nord du pays ont pu regagner leur terre après la débâcle du groupe Etat islamique."Il y a de l'espoir, mais c'est un espoir fragile", a souligné le chef de la principale Eglise chrétienne en Irak lors d'une conférence de presse à Paris. "La paix est en projet, les réformes ne sont pas à l'ordre du jour", a ajouté Mgr Sako, qui milite pour une modification de la Constitution irakienne afin d'assurer "l'égalité de tous les citoyens"."C'est honteux de parler de minorité et de majorité dans un pays comme l'Irak: c'est notre terre, nous ne sommes pas des réfugiés", a fait valoir le patriarche chaldéen, qui estime "entre 400.000 et 500.000" le...