Ce qu’en dit le mentor - Mayda Freij Makdessi

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Ghaleb Hawila

Ce qu’en dit le mentor - Mayda Freij Makdessi

OLJ
17/03/2018

Je donne des cours à l’AUST et à l’AUB depuis 14 ans. Ghaleb Hawila était mon étudiant de 2012 à 2014. Curieux de tout, il s’asseyait toujours au premier rang. Comme une éponge, il absorbait les informations. Depuis qu’il est rentré à l’université, il a tout de suite trouvé ses repères. Lorsque je donnais les cours de typo, l’écriture l’interpellait beaucoup. Il commençait à apprécier l’arabe. Désireux de remonter à la source de la lettre, il cherchait non pas l’esthétique, mais le sens du mot, et comment le traduire alors en visuel. Dans les cours plus avancés, il fallait déconstruire l’écriture pour ne voir que la forme, et puis la contextualiser d’une manière créative. C’était en 2013, et je remarquais que la passion de Ghaleb grandissait, ainsi que son amour pour l’écriture arabe. Enthousiaste, il remplissait des pages entières. Cette année, il avait retrouvé sa langue, l’arabe. Après son diplôme, je suis restée en contact avec lui, l’encourageant et lui envoyant souvent des critiques positives. Je pense que ses collaborations avec d’autres artistes sont très enrichissantes et je lui recommande toujours de ne pas dormir sur ses lauriers. Il est encore trop jeune pour le faire. D’ailleurs, je crois qu’il est conscient de cela : il est en perpétuelle exploration. Il lui faut aussi prendre des risques. Il a réussi en très peu de temps à s’affirmer, mais il faut penser aussi au futur : vers quels horizons emmène-t-il cette calligraphie ?

Mayda Freij Makdessi est directrice de Communica design et enseignante.

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