Les autorités libanaises ont mis mardi sous scellés la boîte de nuit Discotek, à Beyrouth, deux jours après la mise en ligne sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un spectacle de danse "érotique" dans l'établissement. Photo tirée de la page Facebook de Discotek.
Les autorités libanaises ont mis mardi sous scellés une boîte de nuit à Beyrouth, trois jours après la mise en ligne sur les réseaux sociaux de vidéos montrant un spectacle de danse "érotique" dans l'établissement.
Vendredi soir, la boîte de nuit Discotek accueillait l'équipe de Cirque Le Soir, un show britannique, du nom du célèbre night club de Londres, en tournée dans plusieurs pays. Le lendemain, des vidéos ont commencé à faire fureur sur les réseaux sociaux et les applications de messageries mobiles, montrant des femmes de la troupe en petite tenue dansant de façon très suggestive. Sur scène, l'une d'entre elle enlève le haut de sa collègue et lui embrasse la poitrine. De nombreux fêtards enregistrent ces scènes avec leurs smartphones.
Lundi soir, les Forces de sécurité intérieure avaient annoncé l'ouverture d'une enquête sur ordre de la justice. "Après la publication de vidéos montrant deux femmes se comporter de manière contraire aux bonnes mœurs dans une boîte de nuit, le bureau de protection des mœurs et de lutte contre le trafic d'êtres humains a ouvert une enquête sur ordre de la justice", pouvait-on lire dans un message publié sur le compte Twitter des FSI.
Mardi, c'est le ministre de l'Intérieur qui a ordonné la fermeture de l'établissement, sans le nommer. "Après avoir consulté les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, qui montrent des danses érotiques sur scène et qui ont été filmées dans une boîte de nuit de la capitale, le ministre de l'Intérieur a demandé à la direction des FSI de mener une enquête, de fermer la boîte de nuit en question et de traduire en justice ses propriétaires", peut-on lire dans un communiqué de M. Machnouk. Un peu plus tard, les autorités ont mis la boîte de nuit sous scellés sur décision du mohafez de Beyrouth, le juge Ziad Chbib.
L'établissement concerné, Discotek, n' a pour sa part pas nié les faits qui lui sont reprochés. Il a publié sur sa page Facbook un communiqué dans lequel il présente des excuses.
"Nous présentons nos excuses à ceux qui ont assisté à Cirque Le Soir, vendredi. Ni la direction de Discotek, ni celle de Cirque Le Soir n'étaient au courant des actions individuelles des artistes. Cirque Le Soir est un show connu qui est actuellement en tournée mondiale. Nous avons fait parvenir à la direction du show nos objections concernant les actes inacceptables. Nous sommes conscients que certains d'entre vous ont été offensés, mais nous n'avions jamais eu l'intention de faire cela. Nous espérons que vous accepterez nos excuses".
Le message est signé par la direction de Discotek.


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Une idée comme ça (pas de moi): si on demandait à une ou deux danseuses de montrer leur seins à Costa Brava et Bourj Hammoud, peut-être que ça fera fermer ces décharges qui nous tuent?...
07 h 01, le 15 mars 2018