Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, a déclaré lundi à Rome qu'une visite du pape François en France était "envisagée" mais qu'il fallait encore trouver une place dans son calendrier.
"On peut dire que l'invitation a été reçue, qu'elle est envisagée, mais qu'il faut attendre qu'elle soit rentrée dans le calendrier du Saint-Père", a expliqué l'archevêque de Marseille à la presse, après avoir été reçu par le souverain pontife avec quelque 300 élus politiques du sud de la France.
Selon lui, le calendrier du pape s'élabore tous les "six mois". "C'est un dossier en cours", a-t-il assuré.
"On voit bien que dans les voyages que fait le Saint-Père, il choisit des pays où il y a des situations complexes, peut-être que notre pays n'est pas bien placé dans ce registre là", a-t-il convenu.
Mais il a aussi estimé que le pape argentin pouvait être intéressé par un pays comme la France qui connaît "une situation de crise culturelle", comme un certain nombre de pays occidentaux.
Dans un entretien au journal La Croix en 2016, le pape avait laissé entendre que Marseille était une hypothèse pour un éventuel voyage en France, tout comme Paris ou Lourdes. Mais aucune récente annonce du Vatican ne laisse envisager un voyage imminent en France.
Le pape se rendra dans les pays baltes -Lituanie, Lettonie et Estonie- du 22 au 25 septembre. Il se déplacera aussi une journée à Genève le 21 juin, pour le 70ème anniversaire du Conseil oecuménique des Eglises (COE). Sa présence est attendue en outre à la Journée mondiale des familles prévue fin août 2018 à Dublin.
Le pape François a reçu lundi en audience près de 300 élus du sud de la France, de tous partis politiques, venus à Rome pour un voyage d'étude de quatre jours, accompagnés de sept évêques.
François leur a rappelé que leur territoire, marqué par "la dimension méditerranéenne", attestait "de la richesse des diversités". Proche de la frontière italienne, il voit aussi arriver de nombreux migrants.
"Je pense aussi aux migrants et aux réfugiés qui ont fui leurs pays à cause de la guerre, de la misère, de la violence et à ce qui a déjà été fait pour leur venir en aide. Il s'agit de persévérer dans la recherche de moyens compatibles avec le bien de tous, pour les accueillir, les protéger, promouvoir leur développement humain intégral et les intégrer", a plaidé le pape.
Il a également conseillé aux élus de "construire des ponts entre les hommes diversement situés au plan social, économique, culturel et religieux".
Selon lui, le calendrier du pape s'élabore tous les "six mois". "C'est un dossier en cours", a-t-il assuré.
"On voit bien que dans les voyages que fait le Saint-Père, il choisit des pays où il y a des situations complexes, peut-être que notre pays n'est pas bien placé dans ce registre là",...

