Emmanuel Macron a jugé lundi en Inde que les concessions faites en Syrie "sur le terrain" par la Russie et le régime n'étaient "pas suffisantes", plus de 15 jours après l'adoption de la résolution de l'ONU sur une trêve.
Dans le cadre de cette résolution adoptée le 24 février à l'unanimité par le Conseil de sécurité, "la Russie a fait des concessions. Elle a permis des trêves de quelques heures (...), elle a permis l'accès à certains convois (à la Ghouta orientale), et nous avons obtenu certains résultats mais qui ne sont pas à la hauteur de la résolution", a déclaré M. Macron devant la presse à Varanasi à l'issue de sa visite en Inde. La France lui demande donc, "de manière très claire", "de respecter intégralement" les termes de cette résolution sur une trêve d'un mois.
"Les concessions faites ne sont pas suffisantes sur le terrain par la Russie au premier chef, par le régime syrien et leurs alliés iraniens", a ajouté le chef de l'Etat français.
Interrogé sur les critiques de son prédécesseur François Hollande, qui estime que les pays occidentaux ne faisaient pas assez pression sur Moscou et Ankara dans le dossier syrien, M. Macron a répondu qu'il ne réagirait pas. "Il y a dans le cadre de la vie démocratique des commentaires, et chacun prend ses responsabilités", a-t-il dit.
Pour lui, "la France a depuis le mois de mai dernier (date de son élection) une politique constante et cohérente, sans connivence mais en cherchant à être efficace, donc en restaurant un dialogue".
"Ces dernières années en Syrie, est-ce que l'absence de dialogue complet avec la Russie a permis d'avancer davantage? Dois-je vous rappeler Alep? Je n'ai pas l'impression que l'absence de dialogue a permis d'avancer", a-t-il souligné.
"C'est la Russie qui est la puissance principale (en Syrie, ndlr) et le risque est sérieux d'une escalade si aucune limite ne lui est fixée", a déclaré M. Hollande dans une interview au quotidien Le Monde publiée lundi.
"Il faut être clair", a réagi M. Macron : "la France n'interviendra pas militairement sur le sol en Syrie. Je vous le dis très fermement. Et je crois que certaines personnes qui donnent des leçons ont elles-mêmes décidé la même chose".
L'ancien président socialiste François Hollande (2012-2017) a été confronté à la crise syrienne, qui a commencé en 2011, pendant la totalité de son mandat.
Dans le cadre de cette résolution adoptée le 24 février à l'unanimité par le Conseil de sécurité, "la Russie a fait des concessions. Elle a permis des trêves de quelques heures (...), elle a permis l'accès à certains convois (à la Ghouta orientale), et nous avons obtenu certains résultats mais qui ne sont pas à la hauteur de la résolution", a déclaré M. Macron devant la presse à Varanasi à l'issue de sa visite en Inde. La France lui demande donc, "de manière très claire", "de respecter intégralement" les termes de cette résolution sur une trêve d'un mois.
"Les concessions faites ne sont pas...


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