La bombe ayant explosé partiellement dans une rame de métro à la station Parsons Green à Londres, faisant 30 blessés en septembre, aurait pu être mortelle si elle avait fonctionné correctement, selon une experte interrogée vendredi au procès de l'auteur présumé.
L'engin explosif artisanal, qui a explosé en pleine heure de pointe le matin du 15 septembre, contenait des clous, des boulons et des couteaux, ainsi que plusieurs centaines de grammes de TATP (tripéroxyde de triacétone), un explosif instable prisé des jihadistes.
"Quatre cents grammes de TATP peuvent potentiellement endommager les biens et blesser grièvement ceux qui se trouvent à proximité, et être mortels", a témoigné Sarah Wilson, une experte en explosifs, devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, qui juge depuis lundi l'auteur présumé de l'attentat.
Tous les composants nécessaires pour faire une vraie bombe étaient présents, a-t-elle poursuivi. Pourquoi alors a-t-elle mal fonctionné? "Il peut y avoir plusieurs raisons expliquant son mauvais fonctionnement: a-t-elle été fabriquée correctement? Etait-elle mouillée?", a-t-elle répondu.
Ahmed Hassan Mohammed Ali, un Irakien de 18 ans vivant à Sunbury, dans le Surrey (sud-ouest de Londres), est accusé de tentative de meurtre et d'usage d'un explosif susceptible de mettre en danger la vie d'autrui, des faits pour lesquels il plaide "non coupable".
Il aurait utilisé une récompense de 20 livres gagnée dans son école pour acheter sur Amazon le principal composant de la bombe, qu'il a fabriquée dans la cuisine de sa famille d'accueil.
Dans un entretien avec les services de l'immigration britannique, le jeune homme avait déclaré avoir été "entraîné à tuer" par le groupe Etat islamique, qui a revendiqué l'attaque.
Jeudi, des victimes avaient décrit un métro ravagé par les flammes et des passagers hurlant de douleur.
"Quatre cents grammes de TATP peuvent potentiellement endommager les biens et blesser grièvement ceux qui se trouvent à proximité, et être mortels", a témoigné Sarah Wilson, une experte en explosifs, devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, qui juge depuis lundi l'auteur...


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