L'avocat de l'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, a déposé une demande de remise en liberté de sa cliente, rapportent vendredi plusieurs médias locaux. Mme el-Hajj est en état d'arrestation, car elle est soupçonnée d'avoir monté de fausses accusations de collaboration avec Israël contre le dramaturge libanais Ziad Itani,
Marwan Daher, qui a déposé cette demande auprès du commissaire du gouvernement près la Cour militaire, le juge Peter Germanos, estime que la durée de détention de Mme el-Hajj a dépassé les délais prévus par la loi. "Il n'y a pas de mandat d'arrêt contre ma cliente", a déclaré M. Daher dans la matinée sur la chaîne locale LBCI.
Tous les documents relatifs à l'enquête sur cette affaire ont été remis jeudi au tribunal militaire, en charge de mener les procédures judiciaires afférentes à ce dossier. Le juge Peter Germanos, a réceptionné ces documents et les a transmis à son assistant, le juge Hani Hajjar, qui aura la charge de les étudier et de prendre les décisions adéquates.
Suzanne el-Hajj et le pirate informatique E. Gh. qui l'aurait aidée à piéger Ziad Itani, ont été placés mercredi en état d'arrestation sur ordre du procureur général Samir Hammoud. L'ancienne directrice au sein des Forces de sécurité intérieure est soupçonnée d’avoir "utilisé les services du pirate informatique pour fabriquer des conversations afin de faire accuser Ziad Itani d’avoir pris contact avec une jeune Israélienne". Le pirate, E. Gh., serait passé aux aveux et aurait reconnu avoir agi à la demande de Mme el-Hajj et confirmé les accusations portées contre lui.
Suzanne el-Hajj avait perdu son poste à la suite du retweet d’un message ironique sur les femmes en Arabie saoudite. Un certain Ziad Itani avait diffusé la capture d’écran de son retweet et, selon les informations qui ont fuité durant le week-end dernier, la fonctionnaire aurait monté l’affaire pour se venger, mais se serait trompée de victime en raison de l’homonymie.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine