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Culture

Albert Attenelle, le piano sous sortilège ibérique

Concert

Une Nuit dans les jardins d’Espagne avec l’Orchestre philharmonique libanais.

09/03/2018

Vendredi, en l’église Saint-Joseph (USJ), maestro Jordi Mora Griso à la tête de l’Orchestre philharmonique libanais offrira une soirée vouée à la flamboyance et au lyrisme de la musique espagnole. En soliste, au clavier, pour lui donner la réplique, le Barcelonais Albert Attenelle, fervent héritier des richesses pianistiques catalanes.
Il s’agit là du second séjour au pays du Cèdre pour le pianiste qui a donné son premier concert à l’âge de six ans. Élève de Frank Marshall, l’artiste avait joué à Beyrouth il y a quelques années avec le violoniste Augustin Leon-Ara.
Et ce n’est pas non plus la première fois qu’il se produit avec maestro Jordi Mora Griso, ami des Libanais et dont les nombreux concerts beyrouthins ont séduit l’auditoire. Les deux musiciens ont partagé depuis de nombreuses années diverses expériences musicales et aujourd’hui, au grand bonheur des amoureux des partitions enflammées du pays de Lorca, le ton est aux scintillements et trémolos de la terre et de l’esprit hispaniques.
Pour cette soirée où prédomine le caractère ibérique, quel menu proposer aux mélomanes libanais ? Et Albert Attenelle de répondre, en toute simplicité : « Je vais interpréter la partie soliste des Nuits dans les Jardins d’Espagne de Manuel de Falla, œuvre qui lui fut inspirée par la magie qui se détache de la ville de Grenade. » Et de poursuivre : « La musique de Falla est profondément liée à l’âme andalouse et se manifeste ici avec une imagination sonore très proche de l’impressionnisme, et nous transporte jusqu’aux jardins des montagnes de Cordoue ainsi que vers l’imposante silhouette du palais Generalife de Grenade. Le traitement du piano en cette œuvre requiert une très grande précision rythmique et un sens du phrasé et de l’expression authentiquement puisés dans la musique andalouse qui s’entremêle avec les riches sonorités d’un orchestre qui nous séduit dès les premières mesures… »
Ardent défenseur des touches d’ivoire, comment ne pas aborder avec lui ses préférences de partition? Qu’est-ce qui le fait encore vibrer, rêver ? A-t-il encore à cœur des opus qu’il aimerait interpréter ?
Ses commentaires fusent en toute spontanéité : « Je dois dire que ces dernières années, j’ai approfondi mon travail auprès de nos grands compositeurs comme Albéniz, Granados et Mompou, dont j’ai déjà enregistré certains des chefs-d’œuvre : Suite Iberia, Goyescas et Música Callada… D’autre part, il faudrait préciser que toute musique me fait rêver ! Mais il m’est absolument impossible de pouvoir tout jouer vu l’immensité du répertoire musical pour le piano. Il ne me reste que la possibilité de simplement connaître ces œuvres et d’en rêver… »
Un dernier mot au public ? « J’espère qu’il sera sensible à notre message musical et que nous pourrons lui transmettre tout notre enthousiasme et notre sincérité… »
Outre le morceau phare de De Falla, ce concert placé sous les auspices du Rotary Club, comporte également des pages d’Arriaga et de Beethoven.


Église Saint-Joseph (USJ)
Vendredi 9 mars 2018 à 20h30 précises.
Entrée libre.

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