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Yémen: une ONG demande une enquête sur l'incendie d'une imprimerie de presse

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé dans un communiqué une enquête urgente sur l'incendie criminel d'une imprimerie de presse à Aden, dans le sud du Yémen, pays en guerre depuis trois ans.
L'incendie a ravagé le 1er mars l'imprimerie Al-Shomou qui publie un quotidien et un hebdomadaire dans cette ville portuaire théâtre en janvier d'affrontements entre forces gouvernementales et combattants séparatistes.

Dans une vidéo apparemment enregistrée par des caméras de sécurité d'Al-Shomou et diffusée par des journalistes yéménites sur Twitter, on peut voir des hommes masqués entrer avant l'aube dans cette imprimerie en prenant soin d'éloigner le personnel sous la menace de leurs armes.
L'un des assaillants arrose d'essence les rotatives -en train d'imprimer un journal- et met le feu à la salle, selon ces images.
"L'attaque criminelle contre les journaux de la Fondation Al-Shomou montre que les journalistes sont pris pour cible en toute impunité dans tout le Yémen", a déclaré Sherif Mansour, du CPJ.
Le responsable pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord de l'organisation, basée à New York, a appelé "les autorités" compétentes à faire la lumière sur cet incendie volontaire "dans les zones qu'elles prétendent contrôler".

Le 21 février, le journaliste yéménite Awad Kashmim a disparu à Moukalla, ville du sud du pays contrôlée par le gouvernement, après avoir critiqué l'armée et la presse qui a perdu selon lui "tout esprit de professionnalisme".
La situation reste très confuse à Aden et dans le sud du Yémen avec des luttes d'influence et des combats entre forces rivales impliquant notamment l'armée, des mouvements islamistes et des groupes séparatistes.

Les Emirats arabes unis ont déployé des forces dans cette région dans le cadre de la coalition sous commandement saoudien qui intervient depuis 2015 au Yémen en soutien au gouvernement face aux rebelles Houthis, maîtres de la capitale Sanaa et du nord du pays.
Depuis le début de la guerre, des journalistes ont été tués ou ont brusquement disparu au Yémen, qui figure à la 166e place (sur 180) du classement 2017 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé dans un communiqué une enquête urgente sur l'incendie criminel d'une imprimerie de presse à Aden, dans le sud du Yémen, pays en guerre depuis trois ans. L'incendie a ravagé le 1er mars l'imprimerie Al-Shomou qui publie un quotidien et un hebdomadaire dans cette ville portuaire théâtre en janvier d'affrontements entre forces gouvernementales et combattants séparatistes. Dans une vidéo apparemment enregistrée par des caméras de sécurité d'Al-Shomou et diffusée par des journalistes yéménites sur Twitter, on peut voir des hommes masqués entrer avant l'aube dans cette imprimerie en prenant soin d'éloigner le personnel sous la menace de leurs armes. L'un des assaillants arrose d'essence les rotatives -en train d'imprimer un journal- et met le feu à...