Le porte-hélicoptères Dixmude, l’un des trois bâtiments qui composent la mission « Jeanne d’Arc ». Photo Anne Ilcinkas
Partis de Toulon le 26 février dernier, trois bâtiments de la marine nationale française sont arrivés au port de Beyrouth hier matin. Ces trois navires sont déployés dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » pour une durée de cinq mois afin de terminer la formation des officiers de marine issus de l’École navale. Cette mission, qui vise à terminer la formation des officiers de marine issus de l’école navale, est articulée autour du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, de la frégate de type La Fayette (FLF) Surcouf et du bâtiment de commandement et ravitaillement Var. À l’occasion d’une conférence de presse organisée hier par la marine nationale française et l’ambassade de France à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, les capitaines des trois navires sont revenus sur la mission « Jeanne d’Arc ».
L’objectif premier de la mission « Jeanne d’Arc » réside donc dans la formation des 133 jeunes officiers tout juste sortis de l’École navale. Il s’agit pour eux d’une première mise en situation opérationnelle en immersion à bord d’un bâtiment pendant une longue durée. C’est l’occasion pour ces jeunes d’acquérir une véritable compétence d’experts des systèmes navals modernes par la pratique du métier.
Dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc », le déploiement des navires se fait en fonction des points d’appui stratégiques et des coopérations avec les armées des pays alliés : Liban, Israël, Égypte, Djibouti et Asie du Sud. Au total, un millier de membres d’équipage sont répartis sur les trois navires. La marine nationale a également mis en place ce déploiement afin de renforcer ses positions stratégiques dans le Pacifique et ainsi de maintenir une connaissance approfondie de ces zones. Cette mission permet par ailleurs de renforcer la coopération internationale, notamment avec les armées libanaise, britannique, américaine et espagnole.
À l’occasion de cette escale, la marine nationale et l’armée libanaise vont travailler conjointement à travers plusieurs exercices militaires, l’objectif étant de parvenir à une coordination parfaite entre les deux alliés. « Nous souhaitons grâce à notre savoir-faire augmenter le niveau des forces armées libanaises », a ainsi souligné Jean Porcher, le commandant du BPC Dixmude.

