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La Dernière

Cynthia Sarkis Perros ramène Gibran au Petit Palais

Evénement

Il en avait rêvé. Elle aussi. Gibran le peintre y a exposé 25 toiles inédites le temps d’une soirée.

Carla Henoud | OLJ
07/03/2018

Il faisait glacial, comme annoncé, en cette nuit de mars. Un « froid polaire » à décourager les moins frileux. Et pourtant, les 100 invités de Cynthia Sarkis Perros (Luxury Limited Edition), certains venus spécialement de Beyrouth, n’ont pas hésité un instant à dire oui à ce moment magique et inédit, à endosser leurs smokings, pour les messieurs, leurs robes longues, pour ces dames, et se diriger vers le Petit Palais, avenue Winston Churchill à Paris.

Dans l’impressionnante entrée transformée pour l’occasion en tapis rouge informel, Emmanuelle Béart montant les marches était tout à fait dans son élément, avant de débarquer dans ce musée construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, et qui recèle les plus belles toiles classiques et impressionnistes signées Rembrandt, Fragonard, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Degas, Cézanne ou encore Renoir. Au rez-de chaussée, dans cet immense espace de réception, une grande table blanche et dorée ornée de fleurs blanches avait été dressée quelques heures plus tôt, interpellant les nombreux visiteurs venus admirer les deux expositions qui s’y tiennent actuellement : L’art du pastel de Degas à Redon et Les Hollandais à Paris, 1789-1914.

À 20h30, les personnalités célèbres sont vite repérées : Patrick Fiori, Emmanuelle Béart donc, Élie Saab, Jean-Claude Jitrois, la princesse Rawda al-Thani, et les talents locaux, le sculpteur et poète Rudy Rahmé, le musicien et compositeur Georges Tomb et des invités, 100 au total, triés sur le volet.
Cet évènement, sur lequel Cynthia Sarkis Perros travaille depuis plusieurs années, a surtout été l’occasion unique de voir 25 toiles de Gibran Khalil Gibran, empruntées au Musée Gibran de Bécharré, et réunies, le temps d’une trop courte soirée, sous le titre The Life Of Gibran.
L’occasion, ainsi, de célébrer son talent de peintre éclipsé au profit de celui de poète et d’écrivain… Rodin y avait cru, qui avait affirmé, en le rencontrant en 1909 à Paris, qu’il est « l’artiste du XXe siècle » et qu’il succédera à William Blake ; Cynthia Sarkis Perros aussi, qui s’est longuement battue pour monter cet événement. Et enfin l’homme d’affaires gréco-libanais André Georges Illiovits qui n’a pas hésité un instant à sponsoriser la soirée, à défaut de nos ministères et de « responsables » locaux qui n’ont pas vu, hélas, l’intérêt de le faire.

Nuit magique
C’est à huit ans, et suite à un accident de voiture qui l’a privée de l’ouïe pendant deux jours, que Cynthia Sarkis Perros a découvert Gibran et Le Prophète. « Depuis cet accident, a-t-elle confié dans un minidiscours spontané et sincère, ce livre ne m’a plus jamais quitté. Son message de paix et d’amour et ma grande foi continuent de guider ma vie et mes actions. » Il en aura fallu de la persévérance pour franchir toutes les étapes, difficiles, réussir à sortir ces toiles de Bécharré et surtout les faire entrer au Petit Palais. Grâce également au soutien du Dr Tarek Chidiac, président du Comité national de Gibran au Liban, et du directeur du musée Joseph Geagea, Gibran a retrouvé Paris, cette ville dans laquelle il a développé son amour de la peinture, de l’écriture et de la philosophie. Une ville où il a découvert les différentes techniques de dessin et où il a rejoint l’atelier de Jean-Paul Laurence. « Si Gibran pouvait être parmi nous ce soir, je pense qu’il aurait été heureux et ému de voir que son rêve le plus cher a enfin été réalisé. »

Place ensuite à un récital de Georges Tomb, dont la musique a été interprétée par de nombreux orchestres parmi lesquels The San Remo Symphony Orchestra et The Atout Vienna String Orchestra. Un récital donné entre deux imposantes sculptures des têtes de Gibran Khalil Gibran et de son pygmalion et inspiratrice Mary Haskell, signées Rudy Rahmé, et de l’esquisse d’un projet du sculpteur, Le penseur de Qadisha, qu’il espère réaliser en taille monumentale. Au milieu, surtout, de magnifiques œuvres picturales, la plupart des huiles, faisant partie d’une collection de 440 œuvres que l’on peut voir au musée de Bécharré.

Un somptueux dîner fut ensuite proposé aux invités, animé par les chanteurs Pavos et Anthony Maaraoui. Et même si, ce qui est bien dommage, l’exposition a été décrochée immédiatement après la soirée, les 100 invités et leurs 100 remerciements sincères ont comblé Cynthia Sarkis Perros qui espère poursuivre cette aventure avec Gibran Khalil Gibran dans le monde. Ce prophète ailleurs que dans son pays a été enterré au couvent de Mar… Sarkis. Un clin d’œil de plus à l’hôtesse de la soirée.

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Eleni Caridopoulou

Cette année que je vais au Liban j'irai visiter le musée à Bechare

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CE QUI M,AVAIT FRAPPÉ LE PLUS DANS LE PETIT MUSEE DE GEBRAN A BECHARRÉ C,ETAIT SES PEINTURES DE SA BIEN-AIMEE AU CRAYON ! ET TOUT LE RESTE APRÈS BIEN SUR...

Stes David

Très joli le musée Gibran à Bcharré, ca vaut la peine la visite tout à fait au musée mais je dirais surtout aussi pour visiter le petit cimiètre phénicienne à coté, et la pyramide phénicienne impressionante et inoubliable à coté du musée avec vue à couper le souffle sur la vallée de Qadisha.

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