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Le Vatican juge avoir du travail d'éducation à faire après les élections en Italie

Le Vatican devra continuer son "travail d'éducation", a jugé son numéro deux, le cardinal Pietro Parolin, après le résultat des élections italiennes qui ont vu une percée historique du mouvement antisystème M5S et de l'extrême droite.

"Le Saint-Siège sait qu'il doit travailler dans les conditions qui se présentent. Nous ne pouvons pas avoir la société que nous voudrions, les conditions que nous voudrions", a déclaré Mgr Parolin.
"Je crois que, dans cette situation, le Saint-Siège continuera son travail d'éducation, qui requiert beaucoup de temps", a-t-il ajouté, interrogé sur les élections italiennes par l'agence de presse religieuse SIR, qui dépend de la conférence des évêques d'Italie.

Cette dernière avait déjà mis en garde, quelques semaines avant le scrutin de dimanche, contre les fausses promesses électorales et la tentation de "spéculer sur les peurs" des citoyens. "On ne peut pas oublier à quel point il est immoral de lancer des promesses qu'on sait déjà qu'on ne pourra pas tenir. Et tout autant immoral de spéculer sur les peurs des gens", avait lancé fin janvier son président, Mgr Gualtiero Bassetti.

Face à la question "complexe et cruciale" de l'accueil des migrants en particulier, "il faut réagir à une +culture de la peur+ qui, si elle peut être compréhensible dans certains cas, ne doit pas se transformer en xénophobie voire même susciter des discours sur la race que nous pensions définitivement enterrés", avait martelé le cardinal.

Aucune majorité n'est sortie des urnes dimanche et la lutte est engagée entre la coalition de droite, qui a remporté 37% des voix mais est désormais dominée par la Ligue de Matteo Salvini (extrême droite), et le M5S (antisystème), devenu le premier parti du pays avec 32,7% des voix.

Le Vatican devra continuer son "travail d'éducation", a jugé son numéro deux, le cardinal Pietro Parolin, après le résultat des élections italiennes qui ont vu une percée historique du mouvement antisystème M5S et de l'extrême droite."Le Saint-Siège sait qu'il doit travailler dans les conditions qui se présentent. Nous ne pouvons pas avoir la société que nous voudrions, les conditions que nous voudrions", a déclaré Mgr Parolin."Je crois que, dans cette situation, le Saint-Siège continuera son travail d'éducation, qui requiert beaucoup de temps", a-t-il ajouté, interrogé sur les élections italiennes par l'agence de presse religieuse SIR, qui dépend de la conférence des évêques d'Italie.Cette dernière avait déjà mis en garde, quelques semaines avant le scrutin de dimanche, contre les fausses promesses...