Les annonceurs et les agences de publicité ont signé mardi avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) une charte de lutte contre les stéréotypes sexistes dans les publicités, en vue d'un rééquilibrage des rôles alloués aux femmes et aux hommes.
Proclamée grande cause nationale du quinquennat d'Emmanuel Macron, la lutte pour l'égalité hommes-femmes a été inscrite dans les compétences du CSA en janvier 2017, avec un amendement à la loi sur l'égalité et la citoyenneté qui le charge de veiller au respect de la dignité des personnes et de l'image des femmes dans la publicité.
Par la charte signée mardi, l'Union des annonceurs (qui compte parmi ses membres Accor, Total, L'Oréal ou encore LVMH), l'Association des agences-conseils en communication (AACC), la filière communication et le CSA s'engagent à lutter contre les stéréotypes sexuels, sexistes et sexués.
Il s'agit notamment de porter une attention particulière aux situations de "sexualisation excessive".
"Lorsque la publicité utilise la nudité, il convient de veiller à ce que sa représentation ne puisse être considérée comme avilissante et aliénante et a fortiori ne réduise pas la personne à un objet", précise la charte.
Pour évaluer la possible récurrence de stéréotypes dans leur production, les annonceurs signataires d'un programme spécifique de l'UDA mettront en place des grilles de lecture.
"On rééquilibre les rôles tenus par les hommes et les femmes (...) c'est l'accumulation, la persistance, la récurrence de ces rôles préattribués qui pose problème", note Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du groupe de travail sur le droit des femmes du CSA.
Selon une étude du CSA publiée à l'automne, les rôles d'"experts" dans les publicités sont surtout occupés par des hommes (82%), tandis que les deux tiers des annonces avec une connotation sexuelle mettent en scène des femmes.
Proclamée grande cause nationale du quinquennat d'Emmanuel Macron, la lutte pour l'égalité hommes-femmes a été inscrite dans les compétences du CSA en janvier 2017, avec un amendement à la loi sur l'égalité et la citoyenneté qui le charge de veiller au respect de la dignité des personnes et de l'image des femmes dans la publicité.
Par la charte signée mardi, l'Union des annonceurs (qui compte parmi ses membres Accor, Total, L'Oréal ou encore LVMH), l'Association des agences-conseils en communication (AACC), la filière communication et le CSA s'engagent à lutter...


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