Jean-Yves Le Drian était venu demander des gages à la République islamique sur son programme balistique et ses ambitions régionales afin de tenter de sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien, menacé par les États-Unis.
Les discussions qu'il a eues avec son homologue Mohammad Javad Zarif, le président iranien Hassan Rohani et l'amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, n'ont pas été faciles.
"Je leur ai fait part des interrogations lourdes de la France sur ces deux sujets", a déclaré M. Le Drian à des journalistes qui l'accompagnaient. Les deux parties se sont exprimées "très librement", avec "fermeté", a ajouté le ministre français, "les entretiens ont été francs".
"Sur le maintien de l'accord nucléaire, nous sommes tout à fait en phase, d'ailleurs nous l'avons montré parce que nous avons supprimé nos sanctions et nous avons permis une reprise des relations commerciales entre la France et l'Iran", a dit M. Le Drian. Il "faut tout faire pour que cet accord là, qui est un accord historique, puisse tenir".
Mettant en garde contre "le risque de cataclysme humanitaire" en Syrie, "mais aussi sur le risque de conflagration régionale", le ministre français a déclaré : "Nous sommes tout à fait déterminés à aider à ce que la crise que l'on voit se développer puisse s'arrêter mais l'Iran et la Russie sont en relation directe avec le régime et ont la capacité d'intervenir de manière vigoureuse".
Mais d'après la présidence iranienne, M. Rohani a déclaré à son visiteur français qu'il n'y avait "aucun autre moyen que de renforcer le gouvernement central à Damas pour régler la crise syrienne".
Sur la question de l'accord sur le nucléaire, le président iranien a estimé que sa préservation "prouvera au monde que la négociation et la diplomatie sont la meilleure option pour régler les problèmes".
"Si l'accord nucléaire éclate, tout le monde le regrettera", a-t-il ajouté.


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