Le président français Emmanuel Macron a cherché lundi à accroître la pression sur son homologue russe Vladimir Poutine en l'appelant à "prendre des mesures réelles et concrètes" pour que le régime syrien, son allié, applique "sans ambiguïté" une trêve dans la Ghouta orientale.
Dans un communiqué au ton plus ferme que précédemment, l'Elysée demande au Kremlin de "démontrer la pleine crédibilité de ses engagements", à savoir sa signature de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l'ONU sur une trêve de 30 jours en Syrie.
Paris constate en effet que, plus d'une semaine après son adoption, "aucune évacuation des blessés et malades n'a été à ce stade autorisée par le régime" de Bachar el-Assad.
Il y a donc "la nécessité", selon lui, "pour la Russie de prendre des mesures réelles et concrètes pour que le régime syrien, qui lui doit sa survie, accepte sans ambiguïté la mise en oeuvre de la résolution (...) et cesse immédiatement les bombardements indiscriminés et le siège contre les civils", selon le texte.
Le président français s'est entretenu pour la deuxième fois en une semaine avec son homologue russe, après avoir téléphoné ces derniers jours aux autres "acteurs qui peuvent faire quelque chose sur le terrain", à savoir les présidents iranien, turc, américain et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
"Notre ligne, c'est de faire bouger ceux qui peuvent faire bouger Bachar el-Assad", explique l'Elysée. "Il faut mettre la pression maximum sur tous ceux qui ont une influence directe sur le régime", dont Moscou et Téhéran, et "nous n'allons pas relâcher cette pression", selon la présidence.
Dans un communiqué succinct, le Kremlin a déclaré de son côté que MM. Poutine et Macron avaient discuté "des efforts internationaux visant à éliminer les foyers du terrorisme" en Syrie et "souligné l'importance de mettre en place progressivement les dispositions de la résolution 2401".
Dimanche, M. Macron avait demandé au président iranien Hassan Rohani d'exercer "les pressions nécessaires" sur Damas, un appel réitéré lundi à Téhéran par le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian.
Paris a indiqué chercher à confirmer qu'un premier convoi d'aide était entré lundi dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). "Si cela était confirmé, ce serait un progrès", a réagi l'Elysée.
Même si les résultats sont "très insuffisants", Paris estime que les pressions diplomatiques peuvent se révéler payantes à terme, non seulement sur le plan humanitaire mais aussi politique.
"Il ne faut pas acheter les affirmations selon lesquelles le régime est en train de gagner", souligne l'Elysée, qui évoque par ailleurs "des indications" selon lesquelles les relations entre le régime et la Russie "ne sont pas fluides, voire sont tendues".
Le pouvoir de Bachar el-Assad contrôle désormais un tiers de l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, plus de deux semaines après le lancement de son offensive, qui a tué 740 civils, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Au total, il a désormais repris plus de la moitié du territoire syrien et le contrôle des principales grandes villes.
Dans un communiqué au ton plus ferme que précédemment, l'Elysée demande au Kremlin de "démontrer la pleine crédibilité de ses engagements", à savoir sa signature de la résolution 2401 du Conseil de sécurité de l'ONU sur une trêve de 30 jours en Syrie.
Paris constate en effet que, plus d'une semaine après son adoption, "aucune évacuation des blessés et malades n'a été à ce stade autorisée par le régime" de Bachar el-Assad.
Il y a donc "la nécessité", selon lui, "pour la Russie de prendre des mesures réelles et concrètes pour...


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