Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté lundi une résolution demandant l'ouverture d'une enquête sur le siège de l'enclave rebelle de la Ghouta orientale par l'armée syrienne, qui a déjà fait plusieurs centaines de victimes civiles.
Le texte, proposé par le Royaume-Uni, a été adopté par 29 voix sur les 47 Etats siégeant actuellement au Conseil, contre 4 non et 14 abstentions. Il demande que la Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie "ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents" dans cette région. Le mandat de cette commission, renouvelé chaque année, doit être soumis ce mois-ci au vote du Conseil des droits de l'homme.
La résolution réclame également l'application du cessez-le-feu de 30 jours voté le 24 février par le Conseil de Sécurité de l'ONU -- mais resté sans effet -- afin de venir en aide aux quelque 400.000 habitants privés de nourriture et d'aide médicale dans cette enclave située aux portes de Damas.
La Russie, allié militaire et politique de la Syrie, a de son côté décrété unilatéralement une "pause" quotidienne des combats de 5 heures pour laisser entrer les convois d'aide et permettre l'évacuation des malades.
Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé lundi matin qu'un premier convoi de 46 camions chargés d'aide humanitaire était "en route" vers la Ghouta orientale.
Grâce au pilonnage de son aviation, l'armée du régime a repris un tiers du fief rebelle et le président syrien Bachar el-Assad s'est dit déterminé à poursuivre l'offensive en cours contre les insurgés.
Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 14 civils ont été tués dans de nouveaux raids du régime, ce qui porte à 709 civils le bilan des morts depuis le 18 février, date du lancement de la campagne aérienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


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