L’indice de l’International Budget Partnership (IBP) sur la transparence du budget (Open Budget Index 2017) a classé le Liban à la 104e place sur 115 pays et au sixième rang parmi 11 pays arabes. En 2015, le Liban était classé 99e sur 102 pays, et au 9e rang au niveau régional. En 2017, le niveau de transparence du budget a atteint 3 %, contre 2 % en 2015, et 33 % en 2012.
Comme en 2015, le Liban figure parmi les pays qui ne fournissent à leurs citoyens que des informations « maigres ou nulles » sur le budget, dans cette étude relayée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank. Une catégorie que le Liban partage avec 27 pays dans le monde, et 6 pays arabes comme l’Irak (104e mondial, 3 % de transparence) ou l’Arabie saoudite (109e mondial, 1 % de transparence). Le Qatar et le Yémen (112e mondial, 0 % de transparence) ont le même score. Dans la zone MENA, le Liban est devancé par la Jordanie (24e mondial, avec 63 % de transparence) ou encore l’Égypte (65e mondial, 41 % de transparence). Les auteurs du classement ont étudié les documents relatifs au budget publiés par les autorités entre septembre et décembre 2016 et évalué les pays en fonction de la qualité des informations fournies (extensives, significatives, moyennes, minimales, maigres ou nulles). L’IBP indique que la disponibilité des informations fiscales au Liban a régressé entre 2012 et 2016. Le gouvernement n’a pas rendu le projet de budget accessible au public, tandis que le rapport annuel n’a pas été publié dans les temps. En outre, l’IBP souligne que le gouvernement n’a pas publié de rapport semestriel ou de rapport d’audit.
Le Liban a adopté en octobre 2017, et avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi de finances après douze années passées sans budget d’État en raison de tensions politiques. Le gouvernement est actuellement en train de finaliser l’avant-projet de budget pour 2018, qu’il aurait dû transmettre au Parlement vers fin 2017.

